Une grande famille au cœur d’un nouveau récit Netflix
Netflix continue d’élargir ses territoires de fiction. Le mercredi 11 mars, la plateforme a dévoilé sur Instagram l’affiche de BANDI, une nouvelle série tournée en grande partie en Martinique et attendue le 9 avril sur le service de streaming.Sur l’image promotionnelle, une famille nombreuse est rassemblée sur un escalier. Adultes et enfants fixent l’objectif, tandis que deux hommes, au premier plan, tiennent des armes. Un visuel qui suggère immédiatement un récit familial traversé par des tensions et des choix difficiles.
La série, imaginée par Eric Rochant, créateur de la série Le bureau des légendes, et sa fille Capucine Rochant, suit le destin de la famille Lafleur après la disparition de leur mère.
Onze frères et sœurs face à un tournant
Au centre de l’histoire : une fratrie de onze enfants, âgés de 7 à 23 ans. Après la mort de leur mère, figure centrale de la famille, chacun doit trouver sa place et décider de l’avenir du groupe.Dans ce contexte fragile, certains voient dans le trafic de drogue une solution pour survivre. Mais cette voie divise profondément les frères et sœurs et menace l’unité familiale.
Le titre de la série renvoie d’ailleurs à un terme créole : “bandi”, qui peut désigner un enfant intrépide, un casse-cou ou encore un caïd. Une ambiguïté qui reflète bien les trajectoires possibles des personnages.
Bandi bande-annonce Netflix
Un projet tourné au cœur de la Martinique
La réalisation de BANDI est partagée entre Éric Rochant et Mathilde Vallet, déjà connue pour la série Made in France sur France 2. La fiction comptera huit épisodes et a été tournée majoritairement en Martinique entre décembre 2024 et l’été 2025.Le projet s’appuie largement sur les talents locaux. Sur les 82 rôles présents dans la série, 75 sont interprétés par des acteurs martiniquais, auxquels s’ajoutent près de 1500 figurants. Plusieurs dialogues intègrent également des répliques en créole, pour ancrer le récit dans la réalité de l’île.
Une production qui veut refléter la réalité locale
Pour le scénariste martiniquais Khris Burton, cette production marque une étape importante pour la représentation de l’île à l’écran."Certaines personnes vont se reconnaître. Quand on regarde la série, on comprend la Martinique : on est au cœur des choses, au cœur d’une famille. L’impact social n’a jamais été aussi fort."La bande originale suit la même logique en mettant en avant des artistes locaux, renforçant l’ancrage culturel du projet.
Éric Rochant explique également avoir cherché une grande authenticité dans le jeu des acteurs, dont beaucoup sont amateurs. Une méthode qui lui a rappelé certaines expériences marquantes de Le Bureau des légendes.
Cette approche collaborative, associée à un tournage immersif sur place, pourrait donner à BANDI une identité particulière dans le catalogue Netflix. En s’appuyant sur une histoire familiale forte et sur des talents locaux, la série tente d’ancrer son intrigue dans une réalité sociale rarement montrée à cette échelle.




















Vos avis