Des négociations à l’arrêt entre Washington et Téhéran
Après plusieurs semaines de discussions, le dialogue entre les États-Unis et l’Iran est désormais suspendu. Donald Trump a rapidement mis fin à son « Projet Liberté », destiné à sécuriser le détroit d’Ormuz, misant sur un accord global avec Téhéran.Mais la proposition iranienne a été jugée « totalement inacceptable » par le président américain, qui considère désormais que le cessez-le-feu reste très fragile.
En réponse, Mohammad Bagher Ghalibaf a affirmé que l’Iran se tient prêt à réagir en cas d’escalade, évoquant une possible riposte face à toute agression.
Le nucléaire iranien au centre des tensions
Après plus de 70 jours de conflit, le programme nucléaire iranien demeure le principal point de blocage. Benyamin Netanyahou, jusque-là discret, a pris la parole pour affirmer que la guerre « n’est pas terminée ».Le Premier ministre israélien appelle à des mesures concrètes : retrait de l’uranium enrichi, démantèlement des installations et arrêt des activités militaires liées aux missiles et aux groupes alliés de l’Iran.
Des positions qui compliquent encore davantage la perspective d’un compromis diplomatique.
Un détroit d’Ormuz sous tension
Sur le terrain, le détroit d’Ormuz reste fermé dans les faits, empêchant la circulation normale des navires. Cette situation maintient une forte pression sur les marchés énergétiques.Le prix du pétrole repart à la hausse, dépassant les 107 dollars le baril pour le Brent.
Donald Trump a d’ailleurs évoqué la possibilité de relancer une opération militaire pour sécuriser cette route maritime stratégique, essentielle au commerce mondial.
Une visite en Chine aux enjeux diplomatiques
Dans ce contexte tendu, le président américain est attendu à Pékin du mercredi au vendredi pour une visite d’État longtemps repoussée.L’objectif affiché est clair : convaincre la Chine d’intervenir auprès de l’Iran pour favoriser une désescalade.
Premier importateur de pétrole iranien, Pékin dispose d’un levier important dans ce dossier, ce qui donne à ce déplacement une dimension stratégique.
Un risque humanitaire en toile de fond
Au-delà des enjeux géopolitiques, les conséquences économiques commencent à se faire sentir. Le blocage du détroit d’Ormuz perturbe aussi le transport des engrais chimiques, dont une part importante transite habituellement par cette zone.L’ONU alerte sur un risque de crise alimentaire : jusqu’à 45 millions de personnes pourraient être touchées si la situation perdure.
Cette dimension rappelle que la crise dépasse largement le cadre régional et pourrait avoir des répercussions globales durables.
Les invités de C dans l’air
- Général Jean-Paul Palomeros – Ancien chef d’état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN
- Frédéric Encel – Docteur en géopolitique, enseignant à Sciences Po Paris et à la Paris Business School
- Isabelle Lasserre – Correspondante diplomatique au Figaro, auteure de « Les fantômes de Munich »
- Guillaume Lagane – Enseignant à Sciences Po, spécialiste des questions de Défense
- Sonia Dridi (depuis Washington) – Correspondante aux États-Unis pour LCI et France 24
Retrouvez C dans l'air du lundi au samedi à partir de 17h40 sur France 5.
















Vos avis
je me suis arretée de regarder CDL quand j'ai compris que ces "dames" ne servaient que le charabia gauchiste grand teint! ces miss talons aiguilles sont les reines du pouvoir de la parole ,(d'ailleurs ce gouvernement me laissera le souvenir d'un gouvernement de la tchache!