En France, la chute de Jack Lang à la tête de l’IMA
La démission de Jack Lang marque un tournant symbolique. Après treize ans à la présidence de l’Institut du monde arabe, l’ancien ministre de la Culture a quitté ses fonctions sous la pression politique et médiatique. Depuis une semaine, les appels à son départ se multipliaient. En cause : les liens documentés entre Jeffrey Epstein et Jack Lang, révélés par des mails et documents judiciaires américains couvrant une période allant du milieu des années 2000 à 2019.Des relations documentées, une défense constante
Les échanges rendus publics font état de services rendus mutuellement, ainsi que d’un partenariat financier impliquant Caroline Lang, la fille de l’ancien ministre, et le businessman américain. Jack Lang affirme ne jamais avoir eu connaissance des crimes sexuels commis par Jeffrey Epstein. Une ligne de défense maintenue alors que le Parquet national financier a ouvert, vendredi, une enquête préliminaire pour « blanchiment illégal aggravé », liée à la création d’une société offshore dans les îles Vierges américaines.Au Royaume-Uni, une crise politique majeure
Outre-Manche, l’affaire Epstein ébranle le pouvoir travailliste. Les révélations sur les liens entre Peter Mandelson et Jeffrey Epstein ont déclenché une tempête politique sans précédent. Nommé par Keir Starmer en décembre 2024, puis écarté en septembre 2025 après les premières publications, l’ancien ministre et commissaire européen est désormais au cœur d’une enquête policière.Des soupçons d’informations sensibles transmises
Selon des documents récents du ministère de la Justice américain, Peter Mandelson aurait transmis à Jeffrey Epstein des informations susceptibles d’influer sur les marchés, lorsqu’il était ministre sous le gouvernement de Gordon Brown entre 2008 et 2010. La police britannique a confirmé l’ouverture d’une enquête et la tenue de perquisitions. À Downing Street, les conséquences sont immédiates : Morgan McSweeney, stratège du pouvoir travailliste et proche de Keir Starmer, a démissionné, tout comme le directeur de la communication Tim Allan.Keir Starmer sous pression, mais déterminé à rester
Le Premier ministre britannique a reconnu avoir regretté la nomination de Peter Mandelson et présenté ses excuses aux victimes de Jeffrey Epstein. Il affirme toutefois ne pas avoir mesuré l’ampleur des liens entretenus avec le pédocriminel et écarte toute hypothèse de départ. Parallèlement, la police britannique indique examiner des informations concernant l’ex-prince Andrew, soupçonné d’avoir pu transmettre des éléments confidentiels à Epstein.Des millions de documents et une onde de choc durable
Plus de six ans après la mort de Jeffrey Epstein dans une prison new-yorkaise, la publication récente de près de trois millions de pages supplémentaires ravive les débats. Ces documents, dont une partie a été caviardée par l’administration Trump, mettent en lumière l’ampleur d’un réseau international, tout en alimentant de nombreuses interprétations et dérives complotistes.Une affaire judiciaire devenue enjeu médiatique et politique
L’analyse proposée dans C dans l’air interroge autant le contenu réel de ces révélations que leur récupération. Entre informations avérées, zones d’ombre et emballements, l’affaire Epstein continue de brouiller la frontière entre enquête judiciaire, crise politique et défi démocratique. Autant d’éléments qui expliquent pourquoi, en 2026, ce dossier reste un sujet brûlant, capable de faire vaciller des institutions et de redessiner des équilibres de pouvoir bien au-delà des États-Unis.Retrouvez C dans l'air du lundi au samedi à partir de 17h40 sur France 5.
⬛Scandale Epstein : démissions en série...
Nous en parlerons dans #cdanslair : https://t.co/1LjLGSy6Zv@Caroline_Roux vous donne rendez-vous avec @JeudyBruno, @moutet @MSolletty et Audrey Goutard.
Rendez-vous à 17.40 sur France 5 !#Epstein #EtatsUnis #France #Europe pic.twitter.com/ozIbFOSsiY
— C dans l'air (@Cdanslair) February 9, 2026





















Vos avis