Arrêts maladie : la spirale qui inquiète
En dix ans, les arrêts maladie ont bondi de 30 %. La facture atteint désormais 17 milliards d’euros pour la Sécurité sociale, soit l’équivalent du budget de la justice. Un chiffre qui donne le ton du numéro inédit de Capital diffusé sur M6. Malgré un encadrement renforcé — médecins surveillés, patients contrôlés, remboursements ajustés — la dynamique ne ralentit pas. Pourquoi ? L’enquête remonte la chaîne d’un malaise devenu structurel.Contrôles renforcés, soupçons persistants
Face à l’absentéisme croissant, certains employeurs multiplient les vérifications. Dans plusieurs secteurs, jusqu’à un arrêt sur trois serait jugé injustifié. Près de 500 médecins sont actuellement placés sous surveillance par l’Assurance maladie pour prescriptions jugées excessives. Mais le reportage montre aussi les failles d’un système où contournements et stratégies d’évitement existent, côté patients comme côté praticiens. Au-delà des chiffres, c’est la question de la confiance qui traverse ce dossier. Le modèle solidaire peut-il tenir si le soupçon devient la règle ?Urgences médicales : quand la pénurie crée un marché
Six millions de Français n’ont pas de médecin traitant. Les services d’urgences sont saturés sur une large partie du territoire. Une situation devenue quotidienne pour de nombreux patients. Dans ce contexte, de nouveaux circuits prospèrent : téléconsultations, centres sans rendez-vous, visites à domicile facturées au prix fort. Pour certains praticiens, l’urgence est devenue un créneau rentable.Soigner vite… et plus cher
Le magazine interroge ces modèles qui répondent à une demande réelle, mais posent la question de l’égalité d’accès aux soins. Qui peut se permettre de payer davantage pour être soigné rapidement ? Ce phénomène révèle une transformation silencieuse du système de santé : face à la pénurie, une logique de marché s’installe. Un tournant qui pourrait redessiner durablement la relation entre patients et médecins.10 euros la paire : la révolution des lunettes ?
Autre enquête : le prix des lunettes. Alors qu’une paire coûte en moyenne 415 euros en France, une nouvelle enseigne, Blacksheep, promet des montures à 3 euros et des verres à 5 euros. Fabriqués en Chine et livrés en trois jours, ces modèles à bas prix peuvent-ils bousculer un marché réputé opaque ?Transparence contre jungle tarifaire
Le reportage explore les pratiques du secteur : options ajoutées, prix ajustés selon la mutuelle, marges importantes malgré un nombre élevé d’opticiens. Face à cette concurrence, certains acteurs historiques misent sur la transparence. C’est le cas de Lunettes pour Tous, qui promet des équipements à zéro euro, fabriqués sur place en trente minutes. Derrière ces offres spectaculaires, une question demeure : le prix des lunettes reflète-t-il réellement leur coût de fabrication ?Avec ce numéro, Capital s’attaque à des sujets sensibles qui touchent directement le quotidien des Français. Un épisode qui s’inscrit dans la ligne éditoriale du magazine : décrypter les rouages économiques derrière les services que l’on croit acquis.





















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