Dans « Steal », Sophie Turner au cœur d’un casse qui ne se passe pas comme prévu

Publié le mercredi 21 janvier 2026 à 14h07     4 min
Disponible ce mercredi 21 janvier, la série britannique « Steal » offre à Sophie Turner un rôle sous tension, loin des grandes fresques épiques, dans un thriller resserré et plus psychologique qu’il n’y paraît.
Dans « Steal », Sophie Turner au cœur d’un casse qui ne se passe pas comme prévu

Un retour remarqué après « Joan »

Après avoir incarné une voleuse de diamants inspirée d’une histoire vraie dans « Joan », diffusée fin 2024 sur Ciné+ OCS, Sophie Turner poursuit son exploration de personnages ambigus. Connue du grand public pour son rôle de Sansa Stark dans « Game of Thrones » (2011–2019), l’actrice britannique de 29 ans revient aujourd’hui dans un registre plus intime avec « Steal », dont les six épisodes sont mis en ligne ce mercredi 21 janvier sur Prime Video.

Un casse… sans effraction spectaculaire

Dans cette nouvelle série, Sophie Turner incarne Zara, employée d’un fonds de pension coincée dans un poste sans relief. Son quotidien bascule lorsque des hommes armés envahissent son lieu de travail et la contraignent, avec son collègue Luke, à valider une série de virements destinés à détourner près de 4 milliards de livres sterling. Contrairement à ce que le point de départ pourrait laisser imaginer, « Steal » ne joue pas la carte du braquage sophistiqué à la « Ocean’s Eleven ». Ici, pas de cascades ni de plans millimétrés : tout repose sur des transactions numériques, des décisions prises sous pression et une atmosphère de prise d’otages étouffante.

Une tension qui se déplace

Si le premier épisode frappe par son intensité immédiate, la série choisit ensuite de déplacer son suspense. L’enjeu n’est plus seulement le vol en lui-même, mais les conséquences psychologiques et morales pour Zara, entraînée dans un engrenage dont elle ne maîtrise plus les règles.

Steal bande-annonce Prime Video

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Sophie Turner, au cœur du récit

Épisode après épisode, le personnage gagne en épaisseur, et Sophie Turner accompagne cette évolution avec justesse. Son jeu repose moins sur l’expressivité que sur des variations subtiles, traduisant la peur, la culpabilité et une forme de lucidité tardive. À ses côtés, Archie Madekwe, aperçu dans « Gran Turismo » et « Midsommar », trouve le ton juste dans un rôle qui évite le simple faire-valoir.

Une série portée par des signatures solides

« Steal » bénéficie d’une réalisation en deux temps. Les trois premiers épisodes sont confiés à Sam Miller, connu pour « I May Destroy You » et l’épisode « Loch Henry » de « Black Mirror ». La seconde partie revient à Hettie Macdonald, réalisatrice notamment de « Normal People » et de l’épisode culte « Blink » de « Doctor Who ». Créée et écrite par Sotiris Nikias, dont il s’agit de la première série, « Steal » assume quelques rebondissements parfois appuyés, sans jamais perdre son efficacité narrative.

Sans bouleverser le paysage des thrillers télévisés, « Steal » s’impose comme un divertissement tendu et maîtrisé. Il pourrait toutefois rester une étape discrète dans la carrière de Sophie Turner, déjà tournée vers un projet bien plus exposé : la nouvelle adaptation en série de « Lara Croft », créée par Phoebe Waller-Bridge, avec notamment Sigourney Weaver et Jason Isaacs au casting. Cette incursion plus modeste dans le thriller contemporain n’en éclaire pas moins une facette intéressante de l’actrice, capable de porter seule une intrigue resserrée. Reste à savoir si « Steal » saura durablement marquer les abonnés Prime Video, ou s’il ne sera qu’une halte avant des aventures plus spectaculaires.
Emma Dalzac
par Emma Dalzac
"Emma est passionnée de TV depuis toujours, elle aime en parler... parfois trop.
A vous de juger."
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