Une bataille diplomatique au cœur de la création
Diffusé dès le 15 mai sur france.tv puis le 17 mai à 23 heures sur France 5 dans « La case du siècle », ce film replonge dans les négociations du GATT en 1993.Au centre des discussions : une question simple en apparence, mais aux conséquences majeures, les œuvres culturelles doivent-elles être considérées comme de simples produits commerciaux ?
Face à face, deux visions du monde. D’un côté, les États-Unis, portés par l’administration Clinton et les puissants studios hollywoodiens. De l’autre, la France, bien décidée à défendre une certaine idée de la création et de sa diversité.
Une mobilisation inédite du cinéma français
Pour peser dans les négociations, le camp français s’organise. Aux côtés des responsables politiques, les figures du cinéma se mobilisent.Acteurs, réalisateurs et producteurs s’engagent publiquement pour défendre un modèle qu’ils jugent essentiel à la survie de leur industrie.
Parmi eux, Isabelle Huppert, Bertrand Tavernier ou encore Claude Berri participent à ce mouvement, épaulés par des professionnels aguerris comme Pascal Rogard, alors en première ligne dans le travail d’influence.
Un rapport de force déséquilibré
Dès le départ, l’issue semble incertaine. La puissance économique et culturelle américaine domine largement les échanges.Sans reconnaissance de l’exception culturelle, le cinéma français risque de subir le même sort que d’autres industries européennes, progressivement marginalisées face aux productions hollywoodiennes.
Le regard singulier de Jack Valenti
Le documentaire choisit un angle original : raconter cet épisode à travers le regard de Jack Valenti, figure centrale du lobby hollywoodien.Pour lui, cette séquence reste associée à un revers stratégique. Pourtant, son témoignage apporte une lecture nuancée, parfois teintée d’ironie, et même d’une certaine forme de respect pour la position française.
Un éclairage sur un tournant encore actuel
Au-delà du récit historique, le film résonne avec les débats contemporains sur la place des plateformes et la régulation des contenus.Il rappelle que les équilibres culturels ne sont jamais acquis et reposent souvent sur des décisions politiques âprement négociées.
En revenant sur cet épisode, le documentaire souligne combien cette bataille a contribué à préserver une singularité française, encore visible aujourd’hui dans le paysage audiovisuel.
Ce modèle peut-il résister aux transformations actuelles du secteur ?

















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