Quand la coopération policière bascule
Diffusé ce mardi 10 février 2026 à 20 h 40 sur La Chaîne parlementaire, le documentaire Notices rouges, la face cachée d’Interpol s’attaque à un sujet rarement exposé au grand public. Derrière ces avis de recherche internationaux, présentés comme un outil clé contre la criminalité, se cache une réalité plus trouble. Aujourd’hui, près de 70 000 notices rouges circulent dans le monde. Un chiffre vertigineux, d’autant plus préoccupant que certaines sont émises par des régimes autoritaires pour cibler des opposants politiques, des militants écologistes ou des défenseurs des droits humains.Des trajectoires individuelles brisées
Le film donne un visage à ces dérives. Celui d’Andrei Gnyot, activiste biélorusse, accusé de fraude fiscale après un dossier monté de toutes pièces par le pouvoir en place. Pendant neuf mois, il vit avec la crainte permanente d’une arrestation à l’étranger, contraint de demander le statut de réfugié pour se protéger. D’autres récits s’entrecroisent. Un militant écologiste arrêté loin de chez lui. Une famille ouïghoure installée à Istanbul, dont l’un des proches reste emprisonné au Maroc. Un défenseur des droits humains bahreïnien incarcéré sans avoir commis le moindre crime. À chaque fois, la même mécanique : une notice validée, puis des conséquences irréversibles.Interpol serait devenu une arme pour traquer des opposants politiques et des militants des droits de l'homme. L'accusation est grave, elle émane du Conseil de l'Europe.
📺Ce soir à 20h40 dans #DébatDoc @jpgratien pic.twitter.com/1FDwAJrQm2
— LCP (@LCP) February 10, 2026


















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