Mark Ruffalo s’en prend à Donald Trump sur le tapis rouge des Golden Globes

Publié le mardi 13 janvier 2026 à 06h32     3 min
En plein éclat hollywoodien, l’acteur a fait basculer la soirée. Sur le tapis rouge des Golden Globes, Mark Ruffalo a laissé éclater une colère politique brute, dénonçant l’Amérique de Donald Trump et une violence qu’il juge devenue insoutenable.
Mark Ruffalo s’en prend à Donald Trump sur le tapis rouge des Golden Globes

Un symbole discret, un message explosif

Dès son arrivée à la 83e cérémonie des Golden Globes, le 11 janvier, Mark Ruffalo ne cherchait pas l’élégance pour l’élégance. Sur son costume, une broche : « Be Good ». Un hommage à Renee Good, 37 ans, abattue le 7 janvier à Minneapolis par un agent de l’ICE. Un nom devenu, en quelques jours, un cri de ralliement.

Ruffalo, la colère à vif face aux caméras

Interrogé sur le tapis rouge, l’acteur n’a rien édulcoré. Devant Entertainment Tonight, il a qualifié Donald Trump de « criminel », dénonçant un pouvoir qu’il estime hors de contrôle. « On a des forces armées dans les rues de l’Amérique. Ils terrorisent la population, ils tuent des innocents », a-t-il lancé, visiblement ému. Pour Ruffalo, impossible de « faire comme si tout allait bien » alors que la précarité explose et que des familles peinent à se nourrir.

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Un discours sans solution… mais sans silence

L’acteur l’admet : il ne détient pas de réponse miracle. Mais il appelle à la mobilisation, à l’unité, au courage collectif. Dans un Hollywood souvent accusé de confort et de distance, ce désarroi assumé sonne comme une rupture. Moins un slogan qu’un cri d’alarme.

Renee Good, l’affaire qui embrase le pays

La mort de Renee Good, lors d’un contrôle de l’ICE, a provoqué une onde de choc. Si le gouvernement fédéral évoque la légitime défense, de nombreuses voix réclament transparence et enquêtes indépendantes. Manifestations, prises de parole d’élus locaux, mobilisation d’ONG : l’affaire cristallise une défiance profonde envers l’application des lois migratoires. Pour beaucoup, elle incarne une dérive autoritaire désormais impossible à ignorer.

Hollywood s’engage… et divise

Ruffalo n’est pas seul. Jean Smart, Wanda Sykes ou encore Ariana Grande ont elles aussi arboré des broches « Be Good » ou « ICE out ». Sur les réseaux sociaux, la fracture est nette. Certains saluent un engagement nécessaire dans un climat explosif. D’autres dénoncent une indignation jugée performative, portée par des célébrités privilégiées.

Un tournant symbolique pour le tapis rouge ?

Cette séquence rappelle une chose : les cérémonies ne sont plus seulement des vitrines glamour. Elles deviennent des scènes politiques, où chaque accessoire peut faire basculer le récit. Ruffalo ne cherchait pas l’unanimité. Il a choisi le malaise. Et s’il venait de redéfinir, à sa manière, le rôle des stars dans une Amérique sous tension ? La question reste ouverte : jusqu’où Hollywood est-il prêt à aller pour transformer ses symboles en actes ?

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Emma Dalzac
par Emma Dalzac
"Emma est passionnée de TV depuis toujours, elle aime en parler... parfois trop.
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