Tour de France 2026 : le bilan de Paul Seixas et des Français... aucune victoire française
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Le Tour de France 2026 s’est terminé dimanche 26 juillet sans victoire d’étape française, une première depuis 1999. Malgré ce bilan inédit, les coureurs tricolores ont marqué l’épreuve avec la quatrième place de Paul Seixas, la présence de trois Français dans le top 10 et les échappées remarquées de Baptiste Veistroffer.
Paul Seixas, la révélation de la Grande Boucle
À seulement 19 ans, Paul Seixas a réussi ses débuts sur un Grand Tour avec une impressionnante quatrième place au classement général. Le coureur de Decathlon-CMA CGM était l’une des attractions de cette 113e édition du Tour de France. Il a confirmé les attentes placées en lui, tout en repoussant certaines limites historiques.
Le Lyonnais était le plus jeune coureur engagé sur le Tour depuis 1937. Il est également devenu le plus jeune porteur d’un maillot distinctif dans l’histoire de l’épreuve après avoir revêtu le maillot blanc de meilleur jeune au terme de la 14e étape, au Markstein.
Surtout, Paul Seixas a régulièrement évolué avec les meilleurs. Il a terminé troisième au Lioran, lors de la 10e étape, puis encore troisième au Markstein. Il a également pris la quatrième place aux Angles et sur le contre-la-montre individuel. Ses performances ont été accompagnées d’une réelle maîtrise tactique, malgré quelques journées plus difficiles.
Pour un premier Tour de France, le bilan dépasse donc largement les simples résultats. Seixas a démontré qu’il pouvait tenir sur trois semaines et rivaliser avec les principaux favoris. Une confirmation importante pour son équipe, qui entend construire autour de lui un projet capable de viser la victoire finale d’ici 2030.
À retenir : Paul Seixas termine quatrième du Tour de France 2026, remporte le classement du meilleur jeune et s’impose comme l’un des grands espoirs du cyclisme français.
Aucune victoire d’étape française, une première depuis 1999
Le principal point noir du bilan tricolore reste l’absence de victoire d’étape. Aucun coureur français n’a levé les bras sur cette édition, une situation qui ne s’était plus produite depuis 1999.
Le meilleur résultat français revient à Lenny Martinez. Le coureur de Bahrain-Victorious a terminé deuxième de la première arrivée à l’Alpe d’Huez, au terme de la 19e étape. Longtemps partagé entre la quête d’une victoire d’étape et le classement général, il a finalement assumé son statut parmi les meilleurs grimpeurs de cette édition et prend la cinquième place finale.
Paul Seixas a, lui aussi, signé deux podiums. Avec ses deux troisièmes places et ses deux quatrièmes places, il a réalisé quatre des sept meilleurs résultats français du Tour. Alex Baudin, quatrième à Ussel lors de la 9e étape, et Valentin Paret-Peintre, quatrième à Orcières-Merlette, complètent les principales performances tricolores.
La formation Decathlon-CMA CGM a tout de même remporté une étape grâce au Néerlandais Olav Kooij, à Pau. Il s’agit de la seule victoire d’une équipe française sur ce Tour, alors que le compteur des coureurs français est resté bloqué à zéro.
Baptiste Veistroffer, le visage des échappées
Baptiste Veistroffer a été l’une des belles découvertes de cette Grande Boucle. Pour son premier Grand Tour, le coureur de Lotto-Intermarché s’est illustré par son goût de l’offensive et sa présence presque constante à l’avant de la course.
Âgé de 26 ans, le Breton a été le premier attaquant du Tour dès la deuxième étape, disputée en Espagne. Il a ensuite tenté sa chance en solitaire sur la route de Pau, lors de la 5e étape, avant de renouveler ses offensives tout au long des trois semaines.
Même lorsque ses échappées semblaient difficiles à mener à leur terme, Veistroffer n’a jamais renoncé. Il a encore pris les devants lors de la dernière étape, sur les pavés des Champs-Élysées et avant le passage de la butte Montmartre.
Son tempérament franc et son naturel ont rapidement séduit le public. De plus en plus reconnu et encouragé au bord des routes, il a été désigné coureur le plus combatif de la première puis de la deuxième semaine. Sans victoire à la clé, ses nombreuses offensives ont apporté une véritable bouffée d’air au camp français.
Trois Français dans le top 10
Si les victoires ont manqué, le classement général offre un motif de satisfaction important. La France est la nation la mieux représentée dans le top 10, avec trois coureurs.
Paul Seixas se classe quatrième, devant Lenny Martinez, cinquième. Jordan Jegat complète ce trio à la dixième place. Le coureur de TotalEnergies égale ainsi son classement de 2025 et confirme que sa performance de l’an dernier n’était pas un simple accident.
Toujours solide en montagne, Jegat a également su profiter de ses qualités offensives. En se portant régulièrement à l’avant et en grappillant quelques secondes, il a consolidé sa place parmi les dix meilleurs du classement général.
Cette performance constitue aussi une réussite pour TotalEnergies. La formation française figure dans le top 10 pour la deuxième année consécutive, malgré des moyens plus limités que les principales équipes engagées sur la Grande Boucle.
Tour de France 2026 : top 10 du classement général
Rang
Coureur
Équipe
Écart
1
Tadej Pogacar
UAE Emirates-XRG
-
2
Remco Evenepoel
Red Bull-Bora-Hansgrohe
+ 6'26''
3
Isaac Del Toro
UAE Emirates-XRG
+ 9'42''
4
Paul Seixas
Decathlon-CMA CGM
+ 11'56''
5
Lenny Martinez
Bahrain Victorious
+ 13'02''
6
Mattias Skjelmose
Lidl-Trek
+ 14'59''
7
Juan Ayuso
Lidl-Trek
+ 17'48''
8
Richard Carapaz
EF Education-EasyPost
+ 20'00''
9
Tom Pidcock
Pinarello-Q36.5
+ 29'28''
10
Jordan Jegat
TotalEnergies
+ 33'21''
Valentin Paret-Peintre encore présent en montagne
Déjà vainqueur au mont Ventoux en 2025, Valentin Paret-Peintre s’est une nouvelle fois montré à son avantage en montagne. Le coureur de Decathlon-CMA CGM a notamment joué un rôle précieux auprès de Paul Seixas.
À partir de la 15e étape entre Champagnole et le plateau de Solaison, il a porté le maillot à pois par procuration. Il a également semblé en mesure de s’emparer virtuellement de cette tunique lors de la première arrivée à l’Alpe d’Huez.
Paret-Peintre a longtemps figuré parmi les coureurs les plus solides dans les ascensions. À Orcières-Merlette, il a même joué la victoire jusqu’au bout, avant de voir Richard Carapaz s’imposer. Une journée difficile lors de la première étape de l’Alpe d’Huez, où il a concédé près de 29 minutes, a toutefois compromis ses chances au classement de la montagne.
Un quatrième rang prometteur pour Paul Seixas
La fin du Tour a rappelé que Paul Seixas découvrait encore les exigences d’une course de trois semaines. Samedi, lors de l’avant-dernière étape, le plan de son équipe prévoyait une attaque, mais le jeune Français n’avait plus les ressources nécessaires pour passer à l’action.
Cette baisse de régime n’a toutefois rien d’inquiétant. Seixas n’avait encore jamais enchaîné plus de huit jours de course avant cette Grande Boucle. Sa capacité à rester performant jusqu’à Paris constitue même l’un des enseignements les plus importants de son Tour.
Bernard Thévenet a estimé que le Français avait simplement terminé à sa place, après avoir peut-être suscité des attentes démesurées au début de l’épreuve. De son côté, la formation Decathlon-CMA CGM s’est félicitée d’avoir amené son jeune leader jusqu’à Paris sans défaillance physique.
Le principal intéressé a reconnu une légère déception de ne pas monter sur le podium. Mais cette frustration pourrait nourrir la suite de sa progression. Après ce premier Tour de France, les interrogations sur son potentiel ont largement disparu. La France n’a pas remporté d’étape en 2026, mais elle repart de la Grande Boucle avec un leader pour les prochaines années.
par Alex BUIGET "Alex BUIGET suit l'actualité TV avec une attention particulière sur le sport, les droits TV et les grands événements en direct."
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