Une suite qui assume l’héritage de la saga
Ce nouvel opus (Y a-t-il un flic pour sauver le monde ?) ne revisite pas l’histoire originale : il la prolonge. Au centre du récit, Frank Drebin Jr, fils du légendaire inspecteur popularisé par Leslie Nielsen. Le film reprend les ressorts comiques qui ont marqué la trilogie des années 1980 et 1990 — humour visuel, dialogues absurdes, enchaînement de gags — tout en les confrontant à un monde plus contemporain. Plutôt que d’effacer le passé, cette suite s’inscrit dans sa continuité. Une manière de reconnaître le poids de l’héritage tout en laissant exister un nouveau personnage.
Liam Neeson dans un registre inattendu
Habitué aux thrillers et aux rôles d’action, Liam Neeson opère ici un virage assumé vers la comédie. Son sérieux imperturbable devient un moteur comique, fidèle à l’esprit originel de la saga. Ce choix de casting repose sur un décalage : traiter l’absurde avec gravité. Une mécanique qui faisait déjà le sel des précédents films et qui trouve ici une nouvelle interprétation.Un casting entre fidélité et renouveau
Autour de Liam Neeson, le film réunit Pamela Anderson, Paul Walter Hauser, Danny Huston, CCH Pounder et Kevin Durand. Pamela Anderson occupe le rôle féminin central. Sa présence s’inscrit dans la tradition des figures glamour qui accompagnaient Frank Drebin, tout en apportant une touche plus contemporaine au personnage. Ce mélange de visages connus et de profils plus inattendus participe à l’équilibre recherché : prolonger l’esprit de la saga sans se contenter d’un simple clin d’œil nostalgique.Une première diffusion en France
Inédit en France, le film arrive en prime time sur Canal+ ce vendredi 13 février à 21h10. Pour les nostalgiques, c’est l’occasion de retrouver un humour rare dans le paysage actuel. Pour les plus jeunes, une découverte d’un style de comédie basé sur le burlesque et l’absurde assumé.La stratégie est intéressante : miser sur une franchise culte, mais la faire évoluer sans la renier. Reste à savoir si cette nouvelle génération parviendra à séduire autant que l’originale. Une chose est sûre : la relève est en place. Et c’est désormais au public de décider si l’esprit Drebin fonctionne toujours en 2025.





















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