Depuis quatre ans, Marie vit séparée de son mari iranien, Ahmad. Elle lui a demandé de venir à Paris, pour y régulariser leur situation par un divorce. Il est temps pour elle, en effet, d'officialiser sa relation avec Samir. Ahmad la suit dans la petite maison de Sevran, où elle habite en compagnie de ses deux filles, qu'Ahmad a contribué à élever, et du fils de Samir. L'atmosphère n'y est pas très sereine. Seul Ahmad parvient à garder son calme. Peu à peu, des secrets enfouis remontent à la surface. Que dire, en effet, de la femme de Samir, toujours dans le coma après une tentative de suicide ? Ou de la révolte de Lucie, déjà adolescente ?...
Notre critique
Un petit bijou de subtilité, qui n'élude pas la violence des sentiments mais qui les aborde avec un constant souci d'équité et de profondeur.
On ne voit rien venir, et pourtant, on se retrouve piégé dans les méandres de l'esprit humain de chacun des personnages, autopsie dont personne ne sort vraiment indemne, même pas nous... Une analyse d'une grande profondeur, un suspens inattendu sur ce thème, un cinéma d'une rare qualité. Mention spéciale pour Ali Mosaffa, hors norme

























