Patrick Bruel accusé par plusieurs femmes : ce que dévoile l’enquête de Mediapart

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Deux plaintes récentes et plusieurs témoignages relancent les accusations visant Patrick Bruel, dans un contexte où la parole autour des violences sexuelles continue de se libérer.
Patrick Bruel accusé par plusieurs femmes : ce que dévoile l’enquête de Mediapart
Le chanteur et acteur Patrick Bruel est aujourd’hui visé par au moins deux plaintes pour violences sexuelles, selon des informations confirmées le mercredi 18 mars 2026 par l’AFP.
La plus récente a été déposée le 12 mars 2026 à Paris par Daniela Elstner, directrice générale d’Unifrance. Elle dénonce des faits remontant à novembre 1997, lors du festival du film français d’Acapulco, évoquant une agression sexuelle accompagnée d’une tentative de viol.
Une seconde plainte, déposée le 30 septembre 2024 à Saint-Malo, concerne des faits présumés de viol en octobre 2012, en marge du festival du film britannique de Dinard. Cette procédure a donné lieu à l’ouverture d’une enquête préliminaire, toujours en cours à ce stade.

Huit femmes témoignent sur une période de près de trente ans

Au-delà de ces deux plaintes, huit femmes ont livré leur témoignage auprès de Mediapart. Elles évoquent des comportements allant de 1992 à 2019. L’une d’elles était mineure au moment des faits qu’elle rapporte.
Ces récits s’inscrivent dans une chronologie plus large. En 2019 déjà, plusieurs accusations avaient émergé, notamment de la part de masseuses travaillant dans des spas de luxe. Quatre d’entre elles avaient saisi la justice, sans qu’aucune infraction pénale ne soit retenue à l’issue des enquêtes, classées sans suite en décembre 2020.

La défense du chanteur conteste les accusations

Par la voix de son avocat, Patrick Bruel conteste fermement l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Il affirme n’avoir « jamais cherché à contraindre quiconque à un acte sexuel » et assure ne jamais avoir dépassé un refus.
Son conseil dénonce également une construction médiatique qui ne correspondrait pas à la réalité des faits, rappelant que certaines accusations passées ont déjà été examinées par la justice.

Une prise de parole inscrite dans le contexte #MeToo

La démarche de Daniela Elstner s’inscrit dans une temporalité particulière. Selon son avocate, il s’agit moins d’une recherche de condamnation judiciaire que d’un besoin de s’exprimer, dans un contexte marqué par l’évolution de la parole autour des violences sexuelles.
Ce nouvel épisode illustre la manière dont certaines affaires, parfois anciennes, refont surface à la faveur d’un climat social plus propice aux témoignages. Il pose aussi la question du traitement judiciaire de faits remontant à plusieurs années, souvent difficiles à établir.

Entre présomption d’innocence et libération de la parole, l’équilibre reste délicat, et l’évolution des procédures en cours sera déterminante pour la suite.
Emma Dalzac
par
"Formée au journalisme, Emma Dalzac suit l'actualité des programmes TV, des séries et du divertissement. Elle s'intéresse aussi aux coulisses des émissions, aux films et aux tendances qui rythment le petit écran."

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