C dans l’air du 2 mars 2026 : le Moyen-Orient au bord de l’embrasement.

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Frappes sur Téhéran, ripostes régionales de l’Iran, intervention américaine appelée à durer : l’émission C dans l’air de ce 2 mars 2026 décrypte une séquence militaire qui redessine l’équilibre du Moyen-Orient et place aussi la France face à ses responsabilités.
C dans l’air du 2 mars 2026 : le Moyen-Orient au bord de l’embrasement.

Une guerre qui s’étend de Téhéran au Liban

Au troisième jour de l’opération américano-israélienne contre le régime iranien, l’armée israélienne poursuit des frappes qualifiées de « à grande échelle » sur Téhéran et sa périphérie sud. Pour la première fois depuis le début du conflit, le Hezbollah libanais a tiré en direction d’Israël, en réaction à l’assassinat du guide suprême Ali Khamenei. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a affirmé que le chef du Hezbollah finirait « au fin fond de l’enfer », marquant un durcissement verbal qui accompagne l’intensification militaire. Le front ne se limite plus à l’Iran : il s’étend désormais clairement au Liban.

Un régime iranien affaibli mais toujours debout

En Iran, les frappes de missiles continuent et ont touché des immeubles d’habitation. Malgré la disparition de son guide suprême, la République islamique ne s’est pas effondrée. Le président iranien a promis qu’un nouveau guide serait désigné rapidement. Dans le même temps, l’Iran a multiplié les frappes régionales : Abou Dhabi, Doha, Dubaï, Chypre, Bahreïn ou encore le Koweït ont été visés, tandis que Tel-Aviv, Jérusalem-Est et Haïfa ont été prises pour cibles en Israël. Le pays est de nouveau coupé du monde, et le conflit prend une dimension régionale assumée. Cette capacité de riposte montre que, même « décapité », le régime conserve des relais militaires opérationnels. Pour de nombreux observateurs, la question n’est plus seulement celle d’un changement de leadership, mais celle de la stabilité même de l’État iranien.

Donald Trump assume une guerre longue

Aux États-Unis, Donald Trump justifie pleinement l’intervention. Dans un entretien accordé au New York Times, il évoque une opération de « quatre à cinq semaines » et prépare l’opinion à d’autres pertes américaines. Quatre militaires ont déjà été tués depuis le déclenchement de la guerre. Sur sa plateforme Truth Social, le président américain a déclaré : « Malheureusement, il y en aura probablement d’autres avant la fin. C’est comme ça. » Depuis sa résidence de Mar-a-Lago, il a ajouté : « Les opérations militaires vont continuer à pleine puissance pour le moment et elles se poursuivront jusqu’à ce que tous nos objectifs soient atteints. » Sans détailler ces objectifs, il a toutefois laissé entendre qu’un changement de régime en Iran pourrait relever des Iraniens eux-mêmes, tout en citant l’exemple du Venezuela comme « scénario parfait ». Ce positionnement interroge : s’agit-il d’une opération de neutralisation militaire ciblée ou d’une stratégie visant à remodeler durablement le paysage politique iranien ? L’ambiguïté nourrit l’incertitude régionale.

La France entre prudence et fermeté

À Paris, le président de la République prépare le rapatriement des ressortissants français présents au Moyen-Orient. Après qu’un drone iranien a touché la base française d’Abou Dhabi, l’exécutif a annoncé vouloir « rehausser notre posture défensive ». Avec l’Allemagne et le Royaume-Uni, la France s’est dite prête à mener des actions « défensives nécessaires et proportionnées » pour neutraliser les capacités iraniennes de tirs de missiles et de drones. Depuis l’île Longue, à Brest, où sont stationnés les sous-marins nucléaires français, le chef de l’État a également affirmé vouloir « renforcer la dissuasion nucléaire face à la combinaison des menaces », annonçant une augmentation du nombre de têtes nucléaires et évoquant une « dissuasion avancée » pensée à l’échelle européenne. Cette déclaration marque un tournant stratégique : le conflit au Moyen-Orient rejaillit directement sur la doctrine française de défense. La France peut-elle rester simple observatrice si ses intérêts et ses bases sont visés ?

Un débat stratégique au cœur de “C dans l’air”

Autour de Caroline Roux, plusieurs experts analysent cette séquence : le général Jean-Paul Paloméros, Alain Bauer, Agnès Levallois et Christine Ockrent. Les questions sont multiples : quels sont les véritables objectifs de Washington et de Tel-Aviv ? L’Iran peut-il survivre politiquement à la disparition de son guide suprême ? Le Hezbollah ouvre-t-il un second front durable ? Et jusqu’où l’Europe, et la France en particulier, pourraient-elles être entraînées ? Au-delà des frappes et des déclarations, c’est l’architecture de sécurité du Moyen-Orient – et peut-être une partie de celle de l’Europe – qui se joue désormais. Les prochains jours diront si cette guerre reste circonscrite ou si elle redéfinit durablement les équilibres régionaux.

Retrouvez C dans l'air du lundi au samedi à partir de 17h40 sur France 5.
Emma Dalzac
par
"Formée au journalisme, Emma Dalzac suit l'actualité des programmes TV, des séries et du divertissement. Elle s'intéresse aussi aux coulisses des émissions, aux films et aux tendances qui rythment le petit écran."

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