Jeux Olympiques Milan-Cortina 2026 : une cérémonie d’ouverture fidèle à l’âme italienne (vidéo)
Vendredi soir, l’Italie a donné le coup d’envoi des Jeux olympiques d’hiver de Milan-Cortina avec une cérémonie d’ouverture fidèle à ses symboles culturels. Un spectacle élégant et classique, marqué aussi par quelques réactions du public venues rappeler le contexte international.
Une cérémonie pensée comme une vitrine du patrimoine italien
La soirée d’ouverture des
JO Milan-Cortina 2026 s’est déployée sur quatre sites, dans une mise en scène ample réunissant près de 1 300 artistes. Dès les premières minutes, le parti pris est clair : célébrer l’identité italienne, sans rupture esthétique majeure. Danse, musique et références artistiques ont rythmé un long parcours visuel, de la dolce vita à la mode, en passant par l’art et la littérature. Le poème
L’Infinito de Leopardi a ainsi trouvé sa place, tout comme une séquence consacrée au célèbre langage des mains italien.
Musique lyrique et figures emblématiques au premier plan
La musique a occupé un rôle central tout au long de la cérémonie.
Andrea Bocelli a interprété le célèbre Nessun dorma, tandis que l’hymne olympique a été porté par le pianiste Lang Lang et la mezzo-soprano Cecilia Bartoli.
La soirée a été marquée par
l’hymne national italien, chanté par Laura Pausini. En amont, Mariah Carey avait offert une version discutable de
Nel Blu Dipinto Di Blu (
Volare), dans une mise en scène résolument rétro.
Une esthétique assumée, mais sans surprise majeure
Le spectacle a fait le choix de la continuité plutôt que de la rupture. Masques à l’effigie de Verdi, Rossini et Puccini, références opératiques multiples, tableaux chorégraphiés : l’Italie s’est racontée à travers ses icônes les plus identifiables. Cette approche, jugée élégante et cohérente, a aussi laissé une impression de classicisme maîtrisé, loin des partis pris plus audacieux récemment observés lors d’autres grandes cérémonies olympiques.
Un moment inattendu au cœur de Milan
Parmi les séquences les plus commentées, l’apparition du président italien à bord d’un tramway milanais a marqué les esprits. Symbole fort de la ville, le véhicule l’a conduit jusqu’au stade pour assister à la cérémonie. La surprise tenait aussi à l’identité du conducteur : une légende du sport italien, Valentino Rossi, clin d’œil populaire et fédérateur dans une soirée très codifiée.
Les réactions du public comme reflet du contexte international
Si l’ambiance générale est restée festive, certains moments ont rappelé que les Jeux s’inscrivent toujours dans un monde traversé de tensions. Lors de la parade des athlètes, les réactions du public ont varié selon les délégations. Les athlètes ukrainiens ont été chaleureusement applaudis, tandis que la délégation israélienne a essuyé des huées. L’apparition à l’écran du vice‑président américain J.D. Vance a également suscité une réaction sonore marquée dans le stade.
Deux vasques pour un même symbole
Le point culminant de la cérémonie a offert une image inédite dans l’histoire olympique. Deux vasques ont été allumées simultanément, l’une à Milan, l’autre à Cortina. À Milan, ce sont Alberto Tomba et Deborah Compagnoni, figures majeures du ski italien, qui ont embrasé la flamme. À Cortina, la skieuse Sofia Goggia a accompli le même geste, incarnant le lien entre héritage et présent sportif.
Une flamme pensée comme message d’unité
Cette double illumination a été présentée comme un symbole d’harmonie entre villes et montagnes, générations et territoires. Une manière, pour les organisateurs, de placer ces Jeux sous le signe du dialogue et de la continuité. Sans chercher la rupture spectaculaire, l’Italie a ainsi ouvert ses Jeux avec une cérémonie à son image : enracinée dans son histoire, attentive à ses symboles, et traversée, malgré tout, par les échos du monde contemporain.
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