Stanislas Prévine, étudiant, prépare une thèse sur la criminalité féminine. Il obtient le droit de mener ses recherches en prison. C'est ainsi qu'il rencontre Camille Bliss, une jeune détenue au langage vert et aux souvenirs très instructifs. Camille lui raconte pourquoi et comment elle passa de bras en bras, sans le moindre scrupule, dans le seul but de devenir une chanteuse à succès. Pour cela, Stanislas s'aperçoit que tous les moyens étaient bons. L'intérêt, a priori professionnel, qu'il éprouve pour le cas de Camille, s'en trouve accru. Au fur et à mesure que les entretiens s'enchaînent, Stanislas succombe lui aussi aux charmes de la jeune meurtrière...
Notre critique
Moins à son aise peut-être dans le burlesque que dans l'émotion retenue ou la simple comédie, Truffaut n'en reste pas moins, là comme ailleurs, l'un des plus grands.
Camille a eu une enfance et une adolescence difficiles. Elle est menteuse, rusée, sans scrupules, dynamique, volontaire, ambitieuse, perspicace, grande gueule, vulgaire, manipulatrice, sans pitié, (... etc etc) et, par dessus tout, elle est super bien roulée. Ainsi naturellement dotée pour repérer et exploiter les faiblesses masculines, elle multiplie ses proies : le tocard-fils-à-sa-maman obsédé sexuel, le candide intello en sociologie, le pur et pérorant dératiseur, le minable avocat verreux. La confrontation de toutes ses « relations », compose un mélange conflictuel qui débouche sur une tragi-comédie, aussi hilarante qu’immorale. Dans ce film, j’ai bien perçu film le style de JL. DABADIE, scénariste de « un éléphant ça trompe énormément » : par contre, je n’ai rien remarqué de la typique patte de F.Truffeau.
Vidéo Une belle fille comme moi
Camille Bliss
Stanislas Prévine
maître Murène
Arthur


























