En coupant à travers champs pour aller porter le déjeuner à son père, Patricia rencontre Jacques. Elle a dix-huit ans, il en a vingt-six. Elle est jolie, avec des manières fines de demoiselle ; il est pilote de chasse et beau garçon. Un peu de clair de lune fera le reste à leur seconde rencontre. Il n'y aura pas de troisième rendez-vous : Jacques est envoyé au front. Patricia attendra un enfant de cette rencontre. Les riches parents du garçon crieront au chantage, Patricia et son père, le puisatier, auront seuls la joie d'accueillir l'enfant. Une joie que les Mazel leur envieront bientôt et chercheront à partager, car Jacques est porté disparu...
Notre critique
"La Fille du puisatier" est un voyage émotionnel captivant, avec des performances brillantes et une atmosphère envoûtante. L'histoire délicate est magnifiquement racontée, offrant une réflexion sur l'amour, la famille et les choix de vie.
Adaptation réussie. C’est probablement la contribution de D. AUTEUIL à d’autres œuvres de Marcel PAGNOL, qui a protégé ce film culte de 1940, des sacaccages grossiers subis par de nombreuses grandes œuvres cinématographiques, faussement qualifiés d’«adaptations ». Ok, le physique de citadin prospère d’Auteuil et de Kad diffère de celui de travailleurs manuels (Raimu, Fernandel), aux dures tâches et à l’«assent » authentique. Vrai que les magnifiques décors verdoyants naturels n’ont pas l’austérité de ceux voulus par Pagnol. L’apreté des personnages n’est pas aussi forte qu’en 1940. Vrai aussi qu'en attirante et vulnérable Patricia, Astrid Bergès-Frisbey est bien plus convaincante que Josette Day. La sentimentalité désuète, les valeurs rigides de l’époque et les dialogues sont respectés. Bref, j’ai eu beaucoup de plaisir à voir ce film, dont je crois qu’il deviendra un culte bis.










































