Des frappes ukrainiennes jusqu’à Saint-Pétersbourg
Alors que la Russie accueillait le Forum économique international de Saint-Pétersbourg, la ville a été visée par des frappes ukrainiennes. Plusieurs infrastructures stratégiques, dont des réservoirs pétroliers, ont été touchées.Depuis le centre-ville, d’épaisses fumées étaient visibles. Kiev présente ces opérations comme des actions ciblées contre des installations liées à l’effort de guerre russe.
Du côté de Moscou, les autorités évoquent des drones interceptés, sans donner de bilan précis des dégâts.
Pression militaire et enjeux diplomatiques
Ces frappes interviennent dans un contexte de tensions accrues sur le terrain. Des pertes territoriales sont évoquées côté russe, tandis que l’Ukraine prépare des discussions officielles, prévues en juin, autour de son intégration à l’Union européenne.En parallèle, la Russie tente de préserver son influence à l’international, notamment à travers sa présence dans les grands rendez-vous économiques mondiaux.
Un contrôle renforcé en Russie
À l’intérieur du pays, le pouvoir poursuit son durcissement. Des décrets classifiés ont été adoptés et les prérogatives du FSB élargies.Les lois sur l’« extrémisme » et la « désinformation » sont largement mobilisées, tandis que des coupures d’internet ont été signalées. Les procès liés à des affaires politiques se tiennent régulièrement à huis clos.
Une partie des opposants à Vladimir Poutine vit désormais à l’étranger, notamment à Londres, où ils décrivent un système devenu plus opaque.
Un pétrolier russe sous surveillance au large de la France
Autre point de tension cette semaine : la présence d’un pétrolier russe, le « Tagor », repéré près des côtes françaises alors qu’il est sous sanctions.Selon les autorités françaises, le commandant du navire aurait refusé de répondre aux premières demandes de contrôle. Des forces ont finalement été déployées pour monter à bord et procéder aux vérifications.
Un incident similaire impliquant un commandant chinois s’était produit quelques jours plus tôt. Les autorités européennes évoquent une vigilance accrue face à ces navires associés à la « flotte fantôme », soupçonnée de contourner les sanctions.
Moscou conteste ces opérations, tandis que Paris affirme agir dans le strict respect du droit maritime et des règles européennes.
Les questions posées dans l’émission
Quels sites ont été réellement visés à Saint-Pétersbourg ? Quel niveau de contrôle l’État russe exerce-t-il aujourd’hui sur sa population ? Comment expliquer la présence de ce pétrolier russe au large de la France ?Les invités de C dans l’air
- Vera Grantseva – Politologue, spécialiste de la Russie et professeure à Sciences Po Paris
- Marie Jégo – Journaliste au Monde, ancienne correspondante à Moscou
- Anthony Bellanger – Éditorialiste à Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales
- Guillaume Lagane – Spécialiste des questions de défense, enseignant à Sciences Po
Retrouvez C dans l'air du lundi au samedi à partir de 17h40 sur France 5.

















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