Une guerre qui change d’échelle au Moyen-Orient
Au septième jour du conflit, la situation s’aggrave sur plusieurs fronts. Dans la nuit, Beyrouth a été visée par de nouveaux bombardements israéliens, après un ordre d’évacuation massif lancé dans le sud du Liban. Des centaines de milliers d’habitants fuient les zones ciblées. Israël affirme vouloir affaiblir durablement le Hezbollah, pilier de l’influence iranienne au Liban. Mais l’ampleur des déplacements de population fait craindre une crise humanitaire majeure. Le président de Médecins du Monde a alerté :« On est au bord d'une crise humanitaire d'ampleur ».
La France entre diplomatie et prudence militaire
Emmanuel Macron a indiqué travailler à un « plan » avec différents acteurs pour éviter que le Liban ne soit « à nouveau entraîné dans la guerre » et pour permettre l’envoi rapide d’aide humanitaire. Le président libanais a, de son côté, sollicité l’appui de Paris afin d’obtenir un cessez-le-feu. Dans le même temps, le chef de l’État français a rappelé que la France ne « fait pas la guerre » au Moyen-Orient et ne compte pas s’y « engager ». Une précision alors que le porte-avions Charles-de-Gaulle est arrivé en Méditerranée ce vendredi, dans un contexte de forte tension.En Iran, la question explosive de la succession
À Téhéran, les frappes israéliennes visent désormais les infrastructures du pouvoir. L’objectif affiché par Tsahal : désorganiser les Gardiens de la révolution et fragiliser la succession d’Ali Khamenei, tué samedi dernier. Aucun successeur officiel n’a encore été désigné. Mais un nom circule avec insistance : Mojtaba Khamenei, fils de l’ancien guide suprême. Une perspective qui divise déjà sur la scène internationale. Donald Trump a qualifié ce possible successeur de « poids plume » et affirmé vouloir « être impliqué dans cette nomination ». Il a en revanche écarté, pour l’instant, l’envoi de troupes américaines au sol, estimant que ce serait « une perte de temps », alors qu’une majorité d’Américains y est opposée. Cette phase de flottement institutionnel fragilise encore davantage l’Iran. En frappant les centres névralgiques du régime, Israël semble chercher à peser indirectement sur l’après-Khamenei. Reste à savoir si cette stratégie accélérera une recomposition interne… ou un durcissement.Israël face à l’opinion, à quelques mois des législatives
Le gouvernement de Benyamin Netanyahou a annoncé une « nouvelle phase » de la guerre contre l’Iran, visant le « démantèlement du régime » et de ses capacités militaires. Le chef d’état-major israélien a prévenu :« Nous avons encore d'autres surprises en réserve, que je n'ai pas l'intention de dévoiler ». À quelques mois des élections législatives, la question du soutien de l’opinion publique israélienne est centrale. Dans le nord du pays, au plus près de la frontière libanaise, les envoyés spéciaux de l’émission ont recueilli les réactions d’une population directement exposée aux tensions.
Une Europe spectatrice… ou future partie prenante ?
C’est tout l’enjeu du débat proposé ce soir dans C dans l’air. L’Europe peut-elle rester en retrait si le conflit s’étend ? La pression migratoire, la stabilité du Liban et les équilibres énergétiques concernent directement les capitales européennes. Autour de Caroline Roux, Bruno Tertrais, Bernard Rogel, Hamdam Mostafavi et Lucas Menget apporteront leurs éclairages sur un conflit qui redessine les rapports de force au Moyen-Orient — et pourrait bien poser à l’Europe un choix stratégique majeur.Retrouvez C dans l'air du lundi au samedi à partir de 17h40 sur France 5.
















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