Complément d’enquête : Les "wokes", nouvelle morale ou dictature de la bien-pensance ?
Un mot devenu incontournable
Inconnu du grand public il y a encore quelques années, le terme « woke » s’est imposé dans le débat français. Aujourd’hui, il divise. Pour certains, il incarne la vigilance face aux injustices et la défense des minorités. Pour d’autres, il symbolise une forme de censure et un conformisme idéologique.
Mais que recouvre réellement ce mot ? Le "wokisme" serait-il, comme le dénoncent certains responsables politiques, un nouveau visage de l’obscurantisme ?
Ce numéro de « Complément d’enquête » explore les tensions et les enjeux d’un affrontement culturel et politique de plus en plus virulent.
La cérémonie des JO : quand l’art devient champ de bataille
Le 26 juillet 2024, Paris brille sous les projecteurs du monde entier pour l’ouverture des Jeux olympiques. Si la cérémonie, orchestrée par Thomas Jolly, séduit de nombreux spectateurs, elle provoque aussi une vague de critiques virulentes.
Certains dénoncent une mise en scène trop provocante : la Conférence des évêques parle d’« outrance », Marion Maréchal évoque une « propagande woke », et Donald Trump la juge « honteuse ».
Dans la foulée, le chorégraphe et des artistes comme la drag queen Nicky Doll sont la cible d’un déferlement de haine en ligne : cyberharcèlement, insultes, menaces de mort.
Qui orchestre ces attaques ? Était-ce une réaction spontanée ou une campagne coordonnée ? L’équipe de « Complément d’enquête » a rencontré les victimes et retrace les dessous de cette polémique planétaire.
🎙️ « C’est évidemment politique »
L'artiste queer Nicky Doll raconte avoir reçu une vague de haine après sa performance à la cérémonie d’ouverture des JO de Paris et affirme l’importance de se battre pour ses droits en tant que minorité.#Complementdenquete ce jeudi à 23h00 pic.twitter.com/X3mqCVfLMi
— Complément d'enquête (@Cdenquete) November 5, 2025
CitizenGo : l’activisme anti-woke à l’échelle mondiale
Quelques jours après la cérémonie, un bus sillonne les rues de Paris pour dénoncer les « attaques contre les chrétiens ». Des militants sont interpellés et se filment dans le fourgon de police — les images deviennent virales.
Derrière cette opération : CitizenGo, une organisation internationale se présentant comme la voix des « citoyens actifs » opposés à « l’idéologie woke ».
L’association, forte de millions de sympathisants revendiqués, mène une croisade contre ce qu’elle considère comme une dérive morale occidentale.
Mais qui finance ce mouvement ? Quels sont ses relais en France ? L’enquête remonte la piste d’un réseau militant aux ramifications politiques et religieuses.
Le campus de Lyon-2 : le wokisme au cœur de l’université
Le monde universitaire, lui aussi, est régulièrement accusé de propager le « wokisme ».
En mars 2025, un groupe d’étudiants de Lyon-2 bloque leur campus après le refus de l’administration d’autoriser un repas de rupture du jeûne de fin de ramadan dans l’enceinte universitaire.
L’affaire s’enflamme : un enseignant dénonce sur CNews la « montée de l’islamo-gauchisme », avant de voir son cours interrompu par des étudiants masqués, une scène filmée et massivement relayée en ligne.
La tension monte d’un cran lorsque Laurent Wauquiez menace de suspendre les subventions régionales à l’université, accusée de « laxisme face aux dérives idéologiques ».
Entre liberté académique, militantisme et pressions politiques, l’enquête questionne : le campus est-il réellement sous influence woke ou victime d’une instrumentalisation politique ?
🤔Nelson Monfort a couvert les JO de 2024 mais fait partie de ceux qui n’ont pas tout apprécié dans la cérémonie d’ouverture.
Selon lui, la prestation de la chanteuse Aya Nakamura devant l'Académie française n'était pas "indispensable".
👉 #Complementdenquete ce jeudi à 23h00. pic.twitter.com/riOLfOYCoc
— Complément d'enquête (@Cdenquete) November 5, 2025
Une guerre culturelle à fronts multiples
Derrière les polémiques médiatiques, se joue une bataille d’influence plus profonde. Les uns défendent un combat pour la justice sociale, l’inclusivité et la liberté d’expression. Les autres y voient une dérive morale, un danger pour la démocratie et la liberté de penser.
Entre réseaux sociaux, mouvements militants et récupération politique, « Complément d’enquête » explore les lignes de fracture d’un débat qui dépasse largement les frontières françaises.
Complément d'enquête Wokes : la dictature des bien-pensants ? ce jeudi 6 novembre 2025 à 23h05 sur France 2. Une enquête de Nicolas de Labareyre, Étienne Grelet et Mikaël Bozo.
🔴Pourquoi le mot « woke » fait-il si peur ?
Défenseur des minorités pour les uns, militant d’une idéologie envahissante pour les autres… #Complementdenquete sur un phénomène qui enflamme les débats du sport à la culture, jusqu’aux universités.
👉« Wokes : La dictature des… pic.twitter.com/Cg1gdDQich
— Complément d'enquête (@Cdenquete) November 4, 2025
















Vos avis
Oh comme c'est bizarre, il suffit de lire, le préambule écrit par des journalistes, pour comprendre de suite, que le sujet principal sera, de montrer que les anti-woke sont haineux, voir racistes, voir passéistes, voir des ploucs ignorant et catho, un mot qu résonne comme une insulte dans leur bouche, catho=facho=ennemi de la liberté selon leur idéologie qui en devient elle aussi religieuse... sous couvert de tolérance, ils sont ultra intolérant avec tout ceux qui osent se revendiquer en opposition au woke. Pour eux c'est politique, en oubliant bien sur de reconnaitre que c'est des associations financés par des fonds publics, ce wokisme, c'est comme une secte ce wokisme, interdit de penser autrement, exigeance que tout le monde pense comme eux, interdiction d'antenne de tout ce qui est soupçonneux de ne pas être dans l'esprit woke. Ils sont politisés ultra_gauche, et vont tenter de montrer les opposants comme politique, tendance droite et RN, parce qu'ils savent, qu'il est fort probable que les prochaines élections aient pour résultat, les RN majoritaires. On voit aussi, l'attaque contre CNews, seul média cité dans le préambule écrit du reportage et du sujet. BREF encore un sujet, qui tente de diaboliser le RN, en prévision des prochaines élections, plutot nationale (législatives ou présidentielle selon ce qui adviendra en premier). Encore une fois, reportage à charge, contre ceux qui osent combattre le wokisme rampant dans la société.