Un départ idéal, puis le doute
L’OM ne pouvait imaginer meilleur scénario. Après seulement vingt secondes, Greenwood obtenait un penalty transformé avec sang-froid (2e). Une entame parfaite, symbole d’une équipe déterminée à faire de la Coupe de France un objectif majeur cette saison. L’attaquant anglais, déjà décisif à plusieurs reprises dans la compétition, confirmait son influence. Marseille, en quête d’un premier sacre depuis 1989, semblait lancé. Mais la dynamique s’est progressivement inversée. Sur le premier corner toulousain, Cresswell dominait dans les airs et Gboho profitait d’un ballon mal repoussé pour égaliser (13e). Un avertissement clair : le TFC n’était pas venu en victime.Un OM dominateur mais fragile
Habib Beye, pour son troisième match sur le banc marseillais, avait aligné son équipe type en 4-3-3. L’objectif était limpide : imposer du rythme et étouffer rapidement l’adversaire. Dans les faits, Marseille a contrôlé la possession. Mais les occasions franches se sont faites rares. Trop de frappes lointaines, trop peu de décalages dans les trente derniers mètres. Le remplacement d’Abdelli à la pause, en difficulté, par le jeune Nwaneri, n’a pas stabilisé l’entrejeu. Toulouse en a profité pour hausser le ton au retour des vestiaires, mettant Rulli à contribution à plusieurs reprises.Des coups de pied arrêtés fatals
Le match a basculé dans une séquence folle. Paixão, d’un geste de grande classe, redonnait l’avantage aux Olympiens (56e). Le Vélodrome pensait tenir le tournant du match. Mais quatre minutes plus tard, encore sur corner, Cresswell surgissait au premier poteau pour égaliser d’une tête puissante (60e). Toulouse confirmait sa redoutable efficacité sur phases arrêtées, un secteur qui a fait la différence tout au long de la soirée. Marseille, fébrile dans ce domaine, a tremblé jusqu’au bout, sauvé par quelques interventions décisives et une transversale.La séance de tirs au but, juge cruel
Faute de se départager dans le temps réglementaire, les deux équipes ont dû passer par les tirs au but. L’exercice a tourné à l’avantage du TFC. Les échecs de Balerdi puis de Nwaneri ont scellé le sort des Marseillais (3-4 t.a.b.). Une élimination lourde de conséquences.Marseille - Toulouse résumé vidéo du match
Un coup d’arrêt pour le projet de Beye
Avec la sortie précoce du Paris Saint-Germain plus tôt dans la compétition, le tableau semblait s’ouvrir. L’OM avait une réelle opportunité de retrouver le dernier carré et de rêver d’un trophée. Cette élimination oblige désormais les Phocéens à concentrer toutes leurs forces sur la Ligue 1, où la bataille pour les places européennes reste intense.Pour Habib Beye, le chantier reste vaste : solidité sur coups de pied arrêtés, gestion des temps faibles et constance mentale. Toulouse, de son côté, rejoint Strasbourg et Nice en demi-finale, en attendant l’issue du duel entre l’OL et Lens. Une qualification méritée pour une équipe disciplinée, opportuniste et parfaitement préparée. Au Vélodrome, la soirée avait commencé sous les meilleurs auspices. Elle s’achève sur une leçon : en Coupe, la maîtrise ne suffit pas. L’efficacité, elle, ne pardonne rien.
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