Nicolas Demorand se confie sur sa bipolarité et annonce son départ de la matinale de France Inter

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Après plusieurs mois d’absence, le journaliste officialise son départ du rendez-vous phare de la station. Un choix mûrement réfléchi, dicté par sa santé, alors qu’il s’apprête à revenir autrement à l’antenne.
Nicolas Demorand se confie sur sa bipolarité et annonce son départ de la matinale de France Inter

Un départ acté après des mois d’incertitude

La page se tourne pour Nicolas Demorand. Figure emblématique de la matinale de France Inter depuis 2017, le journaliste a confirmé qu’il ne reprendra pas les commandes à la rentrée. Une décision personnelle, loin d’être improvisée, après une longue période d’arrêt. En novembre 2025, il avait quitté l’antenne, épuisé par les effets de sa bipolarité. Depuis, le doute planait sur un éventuel retour. Il n’en sera rien.
« Je n’ai même pas exploré l’idée d’animer à nouveau la matinale : ce serait irresponsable avec ma santé »
Dans un entretien accordé à Télérama, il assume un choix guidé par la prudence, après près de vingt ans passés à ce rythme exigeant.

Une maladie qui a tout bouleversé

Le journaliste de 55 ans ne cache rien des difficultés traversées ces derniers mois. Hospitalisé à plusieurs reprises, il raconte une aggravation brutale de sa bipolarité, qu’il n’avait pas anticipée.
« J’ai été dégommé par cette maladie. J’ai disjoncté, et j’ai halluciné »
Son passage à l’hôpital Sainte-Anne marque un tournant. Il y découvre une réalité qu’il ignorait jusque-là : la maladie peut évoluer, parfois de manière imprévisible. Quelques mois plus tôt, il pensait pourtant avoir trouvé une forme d’équilibre en évoquant publiquement sa bipolarité dans son livre. Une illusion, reconnaît-il aujourd’hui.
« La parole ça fait du bien mais ça ne guérit pas »

Un témoignage sans détour sur l’hospitalisation

Dans ses confidences, Nicolas Demorand revient aussi sur un épisode marquant : son internement décidé par ses proches. Privé de ses effets personnels, contraint de rester, il évoque un souvenir contrasté. Mais avec le recul, il le reconnaît : cette contrainte était nécessaire pour être soigné.

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Un retour à la radio, mais autrement

S’il quitte la matinale, Nicolas Demorand ne tourne pas le dos à France Inter. Bien au contraire. Dès ce lundi 15 juin, il lance un nouveau podcast, Si besoin, dans lequel il évoque sans filtre son rapport à la maladie mentale. Un titre directement inspiré de son expérience à l’hôpital, où cette expression laissait aux patients une petite marge de décision dans leur traitement. Dans ce projet, il s’adresse aussi à ceux qui traversent des troubles similaires :
« Il faut se soigner. Le danger supérieur, c’est d’être malade et d’être dans une relation de défiance avec le soin »

Un nouveau rendez-vous dès la rentrée

Le journaliste prépare déjà la suite. À partir de la rentrée, il sera de retour à l’antenne le week-end avec une nouvelle émission, Recto Verso. Le principe : deux formats complémentaires. Le samedi, revenir sur les temps forts de la semaine avec des invités issus du monde intellectuel. Le dimanche, se projeter sur les jours à venir, en recevant ceux qui feront l’actualité.
« Je repars d’une page blanche »
Un nouveau rythme, plus compatible avec son équilibre, et une manière de rester au plus près des auditeurs. Car une chose n’a pas changé : son attachement profond à ce lien tissé au fil des années.
« J’ai aimé passionnément ce métier parce que je les ai aimés passionnément »
Emma Dalzac
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"Formée au journalisme, Emma Dalzac suit l'actualité des programmes TV, des séries et du divertissement. Elle s'intéresse aussi aux coulisses des émissions, aux films et aux tendances qui rythment le petit écran."

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