Qui a coulé le Rainbow Warrior ?
Quarante ans après, retour sur un scandale d’État
Le 10 juillet 1985, le Rainbow Warrior, navire amiral de Greenpeace, explose dans le port d’Auckland, en Nouvelle-Zélande. L’attaque fait une victime parmi les militants de l’organisation. Très vite, les soupçons se tournent vers la France, alors engagée dans une campagne d’essais nucléaires dans le Pacifique.
Cet événement deviendra l’un des plus retentissants scandales de la Ve République.
Mardi 23 septembre, France 2 diffuse une série documentaire inédite en trois volets (Qui a coulé le Rainbow Warrior ?), signée Julien Johan et Frédéric Ploquin. À la manière d’un polar, elle explore les coulisses de cette affaire d’espionnage qui a ébranlé la République.
Un récit d’espionnage digne d’un thriller
La série revient sur l’opération clandestine montée par la DGSE pour saboter le navire de Greenpeace. Pour la première fois, Jean-Luc Kister, le nageur de combat qui a posé la bombe, raconte les rouages de l’attentat.
À travers les témoignages d’anciens agents, de responsables politiques, de journalistes et de militants, les trois épisodes retracent la genèse de la mission, son fiasco et ses conséquences politiques.
Qui a coulé le Rainbow Warrior ? (bande-annonce)
Des témoins clés
Parmi les voix de l’époque :
- Jean-Luc Kister, ancien membre du Service Action de la DGSE
- Bunny McDiarmid, rescapée du Rainbow Warrior, devenue directrice exécutive de Greenpeace International
- Peter Wilcox, capitaine du navire
- Brice Lalonde, figure de l’écologie en France
- Pierre Joxe, ministre de l’Intérieur (1984-1986)
- Louis Schweitzer, directeur de cabinet du Premier ministre Laurent Fabius
- Edwy Plenel (Le Monde) et Jean-Marie Pontaut (L’Express), journalistes qui ont révélé l’affaire
- Allan Galbraith, chef de la police judiciaire d’Auckland
Les trois épisodes de Qui a coulé le Rainbow Warrior ?
1. Tombés pour la France (21h05)
Alors que la France poursuit ses essais nucléaires à Mururoa, Greenpeace prépare une expédition pour les contester. L’armée française mandate la DGSE pour neutraliser le navire. Des agents se forgent de fausses identités, dont le couple fictif « Turenge », pour mener à bien l’opération.
2. Déflagrations (21h55)
Sur place, les agents déclenchent l’opération « Satanique ». Mais rien ne se passe comme prévu : l’explosion tue le photographe Fernando Pereira et met la DGSE en difficulté. Tandis que l’enquête néo-zélandaise progresse, les espions cherchent à fuir.
3. Chutes (22h45)
Arrêtés et emprisonnés, les faux époux Turenge attendent l’aide de Paris. Mais à l’Élysée comme à Matignon, les dénégations officielles se heurtent aux révélations des journalistes. Au sommet de l’État, les luttes de pouvoir et la raison d’État aboutissent à une crise politique qui se soldera par la démission d’un ministre.
Une série coup-de-poing
Entre idéalisme militant, manipulation politique et secrets d’État, Qui a coulé le Rainbow Warrior ? offre une plongée captivante dans l’un des plus grands scandales d’espionnage de la Ve République.
Série documentaire en 3 épisodes (3 x 52 min, 2025, inédite) – Écrite et réalisée par Julien Johan et Frédéric Ploquin – Production Maximal Productions (Mediawan), en coproduction avec France Télévisions.
📺 Diffusion : mardi 23 septembre à partir de 21h10 sur France 2.

















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