Le rugby tricolore écrase la concurrence
Sans surprise, le match
France / Irlande diffusé sur
France 2 a littéralement aspiré l'audience de cette soirée de début février. Avec
7 240 000 téléspectateurs et une part d'audience stratosphérique de
43,94%, la rencontre du Tournoi des Six Nations confirme l'attrait indémodable du ballon ovale auprès du public français. Cette performance exceptionnelle relègue tous les autres diffuseurs dans une autre dimension, créant un écart abyssal entre le leader et ses poursuivants.Ce score phénoménal démontre la capacité des grandes compétitions sportives à fédérer massivement les foyers français, particulièrement lorsque l'équipe nationale est impliquée. La retransmission en direct a bénéficié de l'engouement pour cette affiche prestigieuse opposant deux des meilleures nations européennes du rugby.
Le podium des audiences : un écart considérable
TF1 défend sa position de dauphin
Derrière le mastodonte rugbystique,
TF1 sauve les meubles avec la rediffusion du premier épisode de la première saison de
Master Crimes S01E01. La fiction hexagonale rassemble
1 977 000 téléspectateurs pour une part de marché de
12%. Si ces chiffres auraient pu constituer une victoire éclatante lors d'une soirée ordinaire, ils paraissent bien modestes face à la déferlante du rugby sur la chaîne publique. La première chaîne privée pâtit clairement de la programmation sportive de son concurrent, incapable de rivaliser avec l'attractivité d'un événement national.
France 3 complète le trio de tête
En troisième position,
France 3 propose le téléfilm
Les secrets du château, qui séduit
1 784 000 fidèles, soit
10,83% de parts de marché. La fiction française confirme son statut de valeur refuge pour la chaîne régionale, capable de fédérer près de
1,8 million de téléspectateurs sur une soirée pourtant monopolisée par le sport. Ce résultat honorable place la troisième chaîne du service public dans le sillage direct de TF1, avec un écart limité à moins de
200 000 téléspectateurs.
Les performances des chaînes historiques
M6 maintient sa ligne éditoriale
M6 reste fidèle à sa programmation phare avec l'émission
Cauchemar en cuisine S14E04 Chambéry, qui attire
821 000 téléspectateurs et réalise
4,98% de parts d'audience. Philippe Etchebest poursuit son tour de France des restaurants en difficulté, un format éprouvé qui conserve son noyau dur d'adeptes malgré la concurrence féroce. La chaîne privée se positionne ainsi en quatrième place du classement, mais avec un score divisé par plus de deux par rapport au podium.
Arte mise sur l'inédit scandinave
La chaîne culturelle franco-allemande fait le choix de l'inédit avec le premier épisode de
La voisine danoise S01E01. Cette nouveauté séduit
706 000 curieux pour
4,29% de parts de marché.
Arte prouve une nouvelle fois sa capacité à attirer un public exigeant sur les productions nordiques, un genre qui continue de rencontrer un succès d'estime auprès des amateurs de séries européennes sophistiquées.
France 5 explore la mythologie méditerranéenne
France 5 programme le documentaire inédit
Le voyage d'Ulysse en Méditerranée : du mythe à la science Le voyage d'Ulysse en Méditerranée : du mythe à la science, qui captive
664 000 passionnés d'histoire et de culture antique, représentant
4,03% de parts d'audience. La chaîne du savoir maintient son positionnement éditorial avec une proposition culturelle ambitieuse qui trouve son public, même si celui-ci reste confidentiel à l'échelle nationale.
La dispersion de l'audience sur la TNT
W9 et TFX sous le seuil des 500 000
W9 diffuse
Y'a que la vérité qui compte, qui rassemble
500 000 téléspectateurs pour
3,03% de parts de marché. De son côté,
TFX mise sur le blockbuster
Godzilla II : roi des monstres, qui attire
488 000 spectateurs et obtient
2,96% de PDA. Ces deux chaînes de la TNT dépassent tout juste le demi-million de fidèles, témoignant de la difficulté à émerger dans un paysage dominé par le rugby.
TMC et 6ter en embuscade
TMC propose la comédie française
Eyjafjallajökull, qui fédère
475 000 cinéphiles pour
2,88% de parts d'audience.
6ter diffuse le documentaire inédit
Les reines de la route, qui séduit
444 000 téléspectateurs et enregistre
2,69% de PDA. Ces résultats illustrent la concentration du public sur quelques programmes phares, laissant les autres diffuseurs se partager les miettes.
Les chaînes secondaires peinent à exister
Plus bas dans le classement,
TF1 Séries Films propose l'épisode inédit
New York police judiciaire S22E13 Le prix de la foi, qui attire
343 000 aficionados de séries policières américaines (
2,08% de PDA).
RMC Découverte diffuse
Auschwitz, la machine de mort nazie, vu par
302 000 personnes (
1,83%), tandis que
CSTAR programme
Enquête sous haute tension 100 jours avec les gendarmes de l'autoroute provençale, regardé par
246 000 téléspectateurs (
1,49%).Les audiences s'effritent encore avec
RMC Life et l'épisode
Cold Case S06E09 Dernière pose (
179 000 spectateurs,
1,09%),
Gulli et le téléfilm
Notre chanson de Noël (
156 000,
0,95%), et
RMC Story avec
100 jours avec les secours Samu de Périgueux (
151 000 téléspectateurs,
0,92%).
Une soirée marquée par l'hyperfragmentation
Cette soirée du 5 février 2026 illustre parfaitement la dualité du paysage audiovisuel français contemporain. D'un côté, les grands événements sportifs nationaux conservent leur pouvoir de rassemblement massif, capable de mobiliser près de la moitié de l'audience totale disponible. De l'autre, la multiplication des chaînes et des supports de diffusion entraîne une atomisation extrême du public dès lors qu'aucun programme fédérateur n'émerge.L'écart vertigineux entre le leader
France 2 et le reste du peloton démontre que certains contenus premium demeurent incontournables et échappent à la logique de fragmentation. Le rugby tricolore a ainsi capté plus de
trois fois et demie l'audience cumulée de ses deux principaux poursuivants, confirmant le statut particulier du sport dans la hiérarchie des contenus télévisuels.Pour les chaînes privées et les acteurs de la TNT, cette soirée souligne la difficulté de rivaliser avec les événements d'envergure nationale diffusés par le service public. La stratégie de contre-programmation s'avère insuffisante face à l'attractivité d'un match impliquant l'équipe de France, contraignant les diffuseurs à se contenter d'audiences résiduelles. Cette configuration renforce également l'importance pour les chaînes de disposer de droits sportifs majeurs pour maintenir leur visibilité et leur poids dans le paysage médiatique français.