C dans l’air du mardi 17 mars 2026 : détroit d’Ormuz, pourquoi la situation inquiète Washington

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Au 18e jour du conflit impliquant Israël, les États-Unis et l’Iran, la situation militaire et diplomatique se complexifie, entre frappes, menaces et hésitations des alliés occidentaux.
C dans l’air du mardi 17 mars 2026 : détroit d’Ormuz, pourquoi la situation inquiète Washington

Un conflit qui s’étend bien au-delà de l’Iran

Depuis le 28 février, les affrontements ont franchi un cap. Les frappes visant Téhéran se poursuivent, tandis que les combats se propagent au Liban, en Irak et jusque dans le Golfe.
L’armée israélienne a confirmé des opérations terrestres contre le Hezbollah au sud du Liban, signe d’un élargissement du théâtre des opérations.
Dans le même temps, la riposte iranienne s’intensifie, notamment avec des frappes de missiles et de drones visant plusieurs pays du Golfe, jusqu’ici considérés comme extérieurs au conflit.

Washington surpris, ses alliés hésitent

La réaction iranienne a pris de court l’administration américaine. Donald Trump l’a reconnu publiquement, évoquant une surprise face à l’ampleur des frappes.
« Personne ne s’y attendait. Nous avons été choqués »
Dans ce contexte, le président américain a demandé à ses alliés de sécuriser le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part essentielle des ressources énergétiques mondiales.
Mais la réponse reste timide. L’Allemagne et le Royaume-Uni refusent une implication de l’OTAN, tandis que le Japon et l’Australie déclinent également toute participation militaire.
Une position qui révèle des lignes de fracture au sein des alliances traditionnelles, à un moment où la coordination apparaît pourtant cruciale.

Le détroit d’Ormuz, point de tension majeur

Le blocage potentiel du détroit d’Ormuz constitue l’un des enjeux centraux de cette crise. Environ un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié y transitent habituellement.
La sécurisation de cette zone devient donc un levier stratégique, autant économique que militaire.
L’absence d’engagement clair des alliés des États-Unis pourrait compliquer toute tentative de stabilisation rapide, tout en exposant davantage les marchés et les routes commerciales.

Une escalade militaire marquée par de nouveaux moyens

Sur le terrain, les opérations se durcissent. Israël revendique l’élimination d’Ali Larijani près de Téhéran, figure présentée comme centrale dans l’appareil du régime iranien, même si sa mort n’est pas confirmée par Téhéran.
En réponse, l’Iran a lancé des missiles balistiques Sejil vers Israël. Peu utilisés jusqu’ici, ces missiles capables de parcourir près de 2 000 kilomètres marquent une évolution dans la nature des attaques.
Leur utilisation soulève des interrogations sur les capacités réelles de l’Iran à soutenir un conflit dans la durée, mais aussi sur les risques d’extension géographique du conflit.

Une séquence qui interroge la suite du conflit

Ce nouvel épisode souligne un double tournant : militaire, avec l’introduction d’armes plus sophistiquées, et diplomatique, avec des alliés occidentaux plus réservés.
La stratégie américaine semble désormais confrontée à une réalité plus complexe, où la dissuasion ne suffit plus à contenir les réactions adverses.
Reste à savoir si cette dynamique mènera à une stabilisation progressive… ou à une intensification durable des affrontements dans la région.

Les invités de l’émission

  • Général Dominique Trinquand – ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de D’un monde à l’autre
  • Alain Bauer – professeur émérite au CNAM
  • Patricia Allémonière – grand reporter, spécialiste des questions internationales
  • Philippe Gélie – directeur adjoint de la rédaction du Figaro
Retrouvez C dans l'air du lundi au samedi à partir de 17h40 sur France 5.
Emma Dalzac
par
"Formée au journalisme, Emma Dalzac suit l'actualité des programmes TV, des séries et du divertissement. Elle s'intéresse aussi aux coulisses des émissions, aux films et aux tendances qui rythment le petit écran."

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