L’Art du crime sur France 2 : ce que réservent les deux enquêtes inédites de la saison 9

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Pour sa saison 9, la série policière de France 2 entraîne Antoine Verlay et Florence Chassagne de la montagne Sainte-Victoire au musée Grévin. Mais derrière les enquêtes artistiques, une découverte inattendue pourrait bien rebattre les cartes de leur relation.
L’Art du crime sur France 2 : ce que réservent les deux enquêtes inédites de la saison 9

Un retour sous le signe de Cézanne et David

Dès le lundi 23 février à 21h10 sur France 2, L’Art du crime propose deux épisodes inédits de 90 minutes. Deux nouvelles intrigues où la peinture n’est pas qu’un décor : elle devient moteur du crime. Dans Mourir avec Cézanne, une professeure de dessin est assassinée dans son atelier parisien au moment précis où son mari, peintre installé à Aix-en-Provence, pense avoir trouvé le point de vue idéal pour représenter la montagne Sainte-Victoire. Un clin d’œil évident à l’œuvre de Paul Cézanne, qui oriente rapidement l’enquête vers la Provence.

Dans Le serment de David, le meurtre d’un historien au musée Grévin reproduit la mise en scène du célèbre tableau représentant Marat assassiné. Pour confondre le coupable, Verlay et Chassagne infiltrent un colloque d’historiens de l’art… en se faisant passer pour un couple.

Un duo toujours bancal… et plus troublé que jamais

Si les crimes sont inspirés de chefs-d’œuvre, l’autre intrigue, plus intime, concerne le tandem formé par le capitaine Antoine Verlay (Nicolas Gob) et l’historienne Florence Chassagne (Éléonore Bernheim). Officiellement, ils ont choisi de préserver une « amitié » prudente, vouvoiement compris. Une décision raisonnable, en apparence. Mais la saison 9 introduit un élément inattendu : l’apparition d’un lointain cousin de Verlay, professeur de linguistique… et son sosie presque parfait. Ce double cultivé, à l’aise avec les mots et les références, ne laisse pas Florence indifférente. De quoi réveiller chez le capitaine une jalousie qu’il n’avait jamais vraiment eu à affronter.

Original ou copie : une mise en abyme savoureuse

L’idée du sosie fonctionne comme un jeu de miroir, fidèle à l’esprit de la série. Entre original et copie, authenticité et imitation, la question artistique rejoint soudain la sphère sentimentale. Pour Verlay, peu versé dans les subtilités du monde de l’art, la comparaison est rude. Pour Florence, habituée à dialoguer en rêve avec les grands maîtres – cette saison Cézanne et Jacques-Louis David – le trouble est plus subtil : que vaut le charme spontané face à l’érudition brillante ?

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Une série fidèle à son ADN

Produite par Gaumont, écrite par Angèle Herry-Leclerc et Pierre-Yves Mora, réalisée par Anne Péjean, cette neuvième saison (épisodes 25 et 26) reste fidèle à la formule qui a fait son succès : une enquête solide, un regard pédagogique sur l’histoire de l’art et un duo complémentaire. La série cultive toujours ce ton singulier, entre polar classique et fantaisie assumée, notamment à travers les “conversations” imaginaires de Florence avec les artistes disparus. Un procédé qui ancre les intrigues dans une vraie réflexion sur le regard, l’interprétation et la transmission.

Mais cette fois, l’enjeu dépasse la résolution des crimes. L’introduction du cousin agit comme un révélateur : Antoine et Florence peuvent-ils continuer à se réfugier derrière une amitié confortable ? À l’heure où la série entame sa neuvième saison, ce frémissement sentimental pourrait bien être le véritable tournant. Reste à savoir si, comme face à un tableau, ils sauront voir ce qui se trouve juste devant eux.
Emma Dalzac
par
"Formée au journalisme, Emma Dalzac suit l'actualité des programmes TV, des séries et du divertissement. Elle s'intéresse aussi aux coulisses des émissions, aux films et aux tendances qui rythment le petit écran."

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