Une plongée côté soviétique dans la course à l’espace
Disponible depuis le 29 mai 2026 sur Apple TV+, Star City élargit l’univers de For All Mankind en revenant aux origines de la conquête spatiale… mais derrière le rideau de fer. Dans cette uchronie où l’Union soviétique a été la première à marcher sur la Lune, la série suit les cosmonautes, ingénieurs et agents du renseignement mobilisés pour maintenir cette avance stratégique.Le décor : une ville militaire fermée, dédiée à l’entraînement spatial, où cohabitent ambitions scientifiques et surveillance constante. Un cadre qui donne immédiatement le ton d’un récit plus intérieur, centré sur les sacrifices humains et les tensions politiques.
Un thriller sous pression plutôt qu’un récit héroïque
Une rivalité qui s’installe dès les premiers épisodes
Contrairement à la série originale, qui laissait souvent place à l’élan collectif et à l’exploration, Star City opte pour une approche plus sombre. La victoire soviétique n’apporte pas de sérénité, mais nourrit au contraire un climat de suspicion permanent.D’un côté, les scientifiques veulent repousser les limites de l’exploration spatiale. De l’autre, les autorités cherchent avant tout à conserver leur avance sur les États-Unis. Cette opposition structure toute la narration.
Des personnages au cœur des tensions
La série s’appuie sur un duo central : un ingénieur en chef incarné par Rhys Ifans et Lyudmilla Raskova, responsable de la surveillance du KGB à Star City, jouée par Anna Maxwell Martin. Entre eux, la défiance s’installe rapidement, illustrant les contradictions d’un système où chaque avancée scientifique est aussi un enjeu politique.Autour d’eux gravite une galerie de personnages qui enrichissent le récit, entre loyautés fragiles et ambitions personnelles.
Une série accessible, même sans connaître l’originale
Si Star City s’inscrit dans la continuité de For All Mankind, elle ne se contente pas d’en reproduire les codes. Le choix de revenir dans les années 1970 et de changer de point de vue permet de proposer une intrigue indépendante, plus proche du thriller d’espionnage que du récit de conquête.La série mêle ainsi complots, secrets et tensions géopolitiques, tout en s’appuyant sur des éléments historiques réels. Une manière d’ancrer son récit dans une forme de crédibilité, malgré le principe d’uchronie.
Notre regard : un complément qui enrichit l’univers
Avec Star City, les créateurs explorent une facette longtemps restée en arrière-plan dans For All Mankind. Ce changement de perspective apporte une densité narrative nouvelle, en mettant en avant les mécanismes de contrôle et les dilemmes moraux liés à la course à l’espace.Ce choix pourrait séduire les amateurs de récits plus politiques et introspectifs. Il ouvre aussi la voie à un élargissement cohérent de l’univers, où chaque camp raconte désormais sa propre version de l’histoire.
On se demande si cette tension constante évoluera au fil de la saison, et si elle permettra à Star City de s’imposer durablement comme plus qu’un simple prolongement de la série originale.
Star City à retrouver sur Apple TV à partir du 29 mai 2026.


















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