Blue Velvet
A Lumberton, petite ville vivant de l'exploitation forestière, tout est calme. Alors qu'il tond sa pelouse, un homme est frappé d'une crise cardiaque. Jeffrey, son fils, va lui rendre visite à l'hôpital. En chemin, il découvre une oreille humaine dans un terrain vague. Après l'avoir apportée au commissariat, il mène lui-même l'enquête et interroge Sandy, la fille de l'inspecteur Williams. Celle-ci l'oriente vers Dorothy Vallens, une chanteuse de cabaret aux moeurs étranges, fortement soupçonnée d'avoir fait disparaître son mari. Jeffrey assiste au curieux traitement qu'inflige à Dorothy une sombre brute, Frank, avant de tenter de la consoler et de se retrouver pris au piège de l'amour...
Notre critique
Un film très abouti, à la réputation sulfureuse. Refusé à la Mostra de Venise sous prétexte de pornographie, il a en revanche été applaudi à Avoriaz.
Vidéo Blue Velvet
Rôles principaux
Jeffrey Beaumont
Dorothy Vallens
Frank Booth
Sandy Williams
madame Williams
Ben
























* Du David Lynch dans le texte, et quel texte ! Réalisé en 1986, ce film se pare du titre fallacieux de « plus normal » des œuvres de David Lynch, au sens le plus conventionnel du terme. Comme si un crime étrange à élucider et un psychopathe, totalement détraqué, nommé Frank Booth - amateur de shoots d'oxygène avant de violer sa proie - ne suffisaient pas à pulvériser cette illusion pathétique. La mise en scène frappe par son efficacité impitoyable, et l'interprétation de Dennis Hopper atteint des sommets hallucinants. Certaines scènes distillent une poésie si vicieusement malsaine qu'on aspire à en détourner les yeux, mais la fascination pour la beauté cruelle de ces tableaux pervers nous pousse presque à en réclamer davantage.