La nuit du 12
A Grenoble, Yohan, officier de la police judiciaire, tente de récolter des indices qui lui permettraient d'avancer sur un crime complexe. Le cadavre carbonisé d'une jeune femme découvert à Saint-Jean-de-Maurienne hante ses pensées, et, malgré des recherches intensives, Yohan ne parvient pas à avancer dans l'enquête. Au fil des interrogatoires, les pistes se multiplient sans cesse, et le policier est de plus en plus perplexe face aux déclarations contradictoires de l'entourage de la victime. Pour la première fois de sa carrière, Yohan fait face à des doutes qui finissent par le ronger...
Notre critique
Dominik Moll signe un polar précis et réaliste dans la veine de "L.627" où l'acteur Bastien Bouillon est ici époustouflant dans son jeu. Le film obtient 6 César dont celui du meilleur film.
Cette narration minutieuse de l'enquête, de la vie des membres de la PJ (Bouli Lanners, archi crédible), des questions éthiques qui se posent, du lien avec la juge (formidable Anouk Grinberg), est la grande force de ce film, mais également sa faiblesse : son visionnage est extrêmement prenant, mais son absence (volontaire) de souffle fait que personnellement j'avais oublié l'avoir déjà vu. Ceci dit, j'ai tout autant apprécié le revoir.
Un film noir sur une enquête impossible. Avec un rythme posé qui ne plaira pas à tout le monde, il faut se laisser happer par l'intrigue pour en comprendre le but. Passionnant, ça l'est, noir et sans espoir, tout autant.
Dès le générique, l'avertissement tonne comme un coup de tonnerre : une enquête policière irrésolue ! Dès l'instant premier, on nous somme de renoncer à toute intrigue haletante. Le rythme de ce polar, surtout sous la houlette de la réalisatrice Moll..., exhale une lenteur académique, asphyxiante. Épuré à l'extrême, si l'on veut ménager nos élans cinéphiles. Non, c'est cette mise en scène manichéenne, impitoyable, qui nous détache du sujet dans un désintérêt croissant. Intention délibérée, car ce crime restera voilé d'ombre éternelle. Le film s'ancre dans la personnalité glaciale et tourmentée de ce flic désenchanté, teinté d'un idéalisme hanté. Ce volet est là, ciselé avec une précision impitoyable. B. Bouillon crève l'écran de vérité brute. Lanners lui emboîte le pas avec une intensité féroce ! La nuit du 12, à plonger dans l'abîme.
Comme dans toute vraie enquête policière, il s'agit avant tout d'un drame social. Après dans un film, on habille celle-ci différemment, d'humour macabre, de suspense, d'action, de psychologie etc. Ici, fidèle à la veine sociale réaliste d'un "Roubaix, une lumière", par exemple, on est devant un film noir...
Parfaite illustration de l'adage : faites ennuyeux, ça fait sérieux !
Avec 6 césar à Cannes, on pouvait s'en douter, et flairer le piège...
Vidéo La nuit du 12
Rôles principaux
Yohan Vivès
Marceau
Willy
Fred
Loïc
Boris
























Pas mal du tout..une enquête policière totalement immersive dont ont relève la tête qu'à la fin...des rebondissements teintés de faux espoirs tout est là et extrêmement bien ficelé, une interprétation magistral d'un certain Bastien Bouillon que je ne connaissait pas. Ça ne canarde pas à tout va et ceci ne plaira pas forcément à tout le monde...c'est un film posé, ou l'analyse prime sur le spectaculaire...personnellement j'ai vraiment bien aimé.