« Elle coûte 40 millions d’euros » : Pascal Praud attaque franceinfo sur CNews
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Sur le plateau de CNews, l’animateur a vivement critiqué le coût et l’utilité de la chaîne franceinfo, après l’audition de sa direction devant une commission parlementaire. Une sortie qui ravive les tensions autour du service public.
Ce vendredi matin, Pascal Praud n’a pas mâché ses mots sur CNews. Face à ses chroniqueurs, l’animateur a dénoncé ce qu’il considère comme un échec éditorial et financier de franceinfo, la chaîne d’information du service public. Il évoque un budget de 40 millions d’euros et affirme que la chaîne « n’a pas trouvé son public ». Pour lui, la logique serait implacable : dans un système privé, une chaîne avec de tels résultats aurait déjà disparu.
La comparaison avec C8 au cœur de sa démonstration
Dans son argumentaire, Pascal Praud établit un parallèle qui a fait réagir. Il rappelle la fermeture de C8, qu’il décrit comme une chaîne ayant un public fidèle, tandis que franceinfo continuerait selon lui à fonctionner grâce à l’argent public. Une opposition qui nourrit son discours sur ce qu’il perçoit comme une incohérence dans la gestion du paysage audiovisuel français.
Une audition parlementaire qui met le feu aux poudres
L’intervention de Pascal Praud trouve son origine dans la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, organisée mercredi. Muriel Pleynet, directrice de franceinfo, y a défendu le bilan de la chaîne devant les députés. Elle a notamment mis en avant une progression du nombre de téléspectateurs touchés chaque semaine, évoquant un reach compris entre 6,7 et 7 millions de personnes. Un objectif fixé par la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, qu’elle estime désormais atteint.
« Mission accomplie » : la phrase de trop
Rediffusée dans « L’Heure des pros », cette déclaration a provoqué l’ironie de Pascal Praud. À ses yeux, se féliciter de ces chiffres serait déconnecté de la réalité de l’audience réelle et du coût pour le contribuable. Il insiste sur un point : le débat ne porterait pas sur l’existence du service public, mais sur l’utilisation de fonds qu’il juge considérables.
Salaires, neutralité et choix éditoriaux en question
Autre sujet de crispation : le refus des responsables auditionnés de dévoiler publiquement leur rémunération. Une position assumée par Alexandre Kara, ancien directeur de l’information de France Télévisions, qui rappelle qu’ils ne sont pas des élus. Pascal Praud y voit une contradiction avec certaines pratiques journalistiques du service public, qu’il juge plus exigeantes envers d’autres acteurs.
La polémique autour d’un intervenant à l’antenne
Enfin, l’animateur s’est indigné d’un cas précis : la présence de Christophe Ventura dans une émission de franceinfo, sans mention de ses engagements politiques passés. Un oubli reconnu comme une possible erreur par Muriel Pleynet, qui a assuré que les règles de transparence étaient pourtant claires au sein de France Télévisions.
Un débat qui dépasse le simple coup d’éclat
Au-delà de la sortie médiatique, cette séquence illustre une tension persistante autour du rôle, du financement et de la neutralité de l’audiovisuel public. Entre exigences de service, contraintes budgétaires et attentes du public, la question reste sensible. La controverse relancée par Pascal Praud pourrait-elle influencer la réflexion politique en cours sur l’avenir du service public audiovisuel ?
par Alex BUIGET "Alex BUIGET suit l'actualité TV avec une attention particulière sur le sport, les droits TV et les grands événements en direct."
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