Sur le front (France 5) : la face cachée du libre-échange alimentaire
Fruits, lentilles, beurre ou viande venus de l’autre bout du monde : pourquoi ces produits importés coûtent-ils souvent moins cher que ceux cultivés en France ? Dans Sur le front – Libre-échange : quand notre nourriture trinque, Hugo Clément enquête sur les effets méconnus des accords commerciaux européens. Entre pratiques agricoles interdites chez nous, assouplissement des règles sanitaires et colère du monde paysan, le journaliste dévoile les dessous d’un système où le libre-échange menace à la fois notre agriculture et notre santé.

Le libre-échange au cœur de nos assiettes
Pourquoi des fruits, légumes ou légumineuses venus de l’autre bout du monde coûtent-ils souvent moins cher que ceux cultivés en France ? C’est la question que pose Hugo Clément dans ce nouveau numéro de Sur le front, consacré aux effets des accords de libre-échange sur notre alimentation et nos agriculteurs.
Entre beurre néo-zélandais, noisettes turques ou lentilles canadiennes, les étals de nos supermarchés regorgent de produits importés. Mais derrière ces prix imbattables se cache une réalité bien moins reluisante : des pratiques agricoles interdites chez nous, des réglementations allégées à l’étranger et, à la clé, une concurrence jugée déloyale par de nombreux producteurs français.
Les lentilles canadiennes : un symbole d’absurdité économique
L’enquête débute dans le rayon lentilles. Surprise : la majorité des paquets vendus en France proviennent du Canada — un pays pourtant peu adapté au séchage naturel de cette plante.
Pour en comprendre les raisons, Hugo Clément rencontre Benoît Merlo, agriculteur dans l’Ain, défenseur d’une agriculture durable. Chez lui, les lentilles sèchent simplement au soleil avant d’être récoltées. Outre-Atlantique, c’est tout l’inverse : faute de chaleur suffisante, les plants sont pulvérisés d’herbicides pour hâter leur dessèchement — une méthode interdite en France.
Des analyses révèlent la conséquence directe : les lentilles canadiennes contiennent des résidus de glyphosate, contrairement aux lentilles françaises, même non bio.
Une réglementation assouplie sous pression
Jusqu’en 2012, la réglementation européenne limitait à 0,1 mg/kg la quantité de glyphosate autorisée sur les lentilles. Sous l’influence de Monsanto et de producteurs canadiens, cette limite a été portée à 10 mg/kg, soit 100 fois plus. Résultat : des produits autrefois illégaux sont désormais conformes aux normes européennes et inondent le marché français.
Libre-échange : les paradoxes européens
L’accord récemment signé entre l’Union européenne et la Nouvelle-Zélande illustre ces contradictions. Présenté comme un accord « vert et équitable », il favorise pourtant l’importation de beurre et d’agneaux néo-zélandais, produits selon des pratiques interdites en Europe — notamment l’usage de bains de pesticides pour les moutons.
Pendant ce temps, les agriculteurs français doivent respecter des règles environnementales strictes, tout en faisant face à des produits étrangers bien moins coûteux.
D’où viennent les noisettes de nos pâtes à tartiner ?
On marche un peu sur la tête…
Pour découvrir notre enquête en entier, rdv ce lundi 10 novembre à 21 heures sur France 5 dans #SurLeFront 💣 pic.twitter.com/v7KrMHTQr0
— Hugo Clément (@hugoclement) November 9, 2025
Des exemples d’adaptation positive
Tout n’est pas noir : aux États-Unis, certains éleveurs ont choisi de supprimer les hormones de croissance dans l’élevage bovin afin de pouvoir exporter vers l’Europe. Des contrôles réguliers garantissent la conformité de leurs pratiques, prouvant qu’un commerce plus juste est possible — à condition que les mêmes règles s’appliquent à tous.
Enquête : une concurrence vraiment équitable ?
À travers des images exclusives et des témoignages d’agriculteurs des deux continents, Sur le front met en lumière les dérives d’un système où le prix le plus bas prime souvent sur la qualité et le respect des normes.
Hugo Clément l’affirme :
« Nous avons filmé la concurrence déloyale à laquelle sont confrontés nos producteurs. Il est temps de se demander si le libre-échange doit encore primer sur la santé et sur l’équité. »
Sur le front – Libre-échange : c'est notre nourriture qui trinque
Diffusion : lundi 10 novembre à 21h05 sur France 5
Présenté par : Hugo Clément
Production : Winter Productions – Coproduction France Télévisions
Rédaction en chef : Pierre Grange – Réalisation : Andréa Orvain

par TV-Programme.com
"L'équipe rédactionnelle de TV-Programme.com"
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