Deux fillettes ont été violées et assassinées en moins d'une semaine. L'inspecteur Antoine Gallien poursuit son enquête jusqu'en cette soirée de la Saint-Sylvestre. Il convoque dans son bureau un notable de la ville, le notaire Jérôme Martinaud, pour lui faire préciser les circonstances dans lesquelles il a découvert le corps de l'une des victimes. Agacé par la morgue de son témoin, Gallien lui démontre qu'il pourrait fort bien se retrouver en position de suspect. Martinaud perd pied et prête dès lors prise à tous les doutes. L'inspecteur Belmont, le second de Gallien, va jusqu'à brutaliser le notaire. Sans grand succès. De plus en plus désemparé, Martinaud se lance dans une longue et pénible narration de sa vie conjugale...
Notre critique
Un face-à-face haletant, interprété par deux "monstres" du 7e art et pimenté par les dialogues de Michel Audiard.
un 8 clos fascinant...! un film culte avec très peu de moyen en fait, comme quoi ! un casting de maître, Ventura, Serrault, Marchand, et la belle romy....du suspens et de l'intrigue jusqu'à la fin et le tragique dénouement..magistral et tout simplement inoubliable. UN CHEF D'OEUVRE
Ce chef d'œuvre dûment césarisé de Claude Miller, est en terme de rôles, également celui de Lino Ventura et Michel Serrault. Romy Schneider dans un rôle à contre emploi. Vous verrez aussi la (toute) petite Elsa pour sa 1ère apparition à l'écran. Les dialogues extrêmement mordants d'Audiard sont pour beaucoup dans ce huis clos (= huisseries fermées) d'une qualité tellement rare qu'on n'en fait plus...
CULTE. Un film ou l'histoire et les dialogues suffisent. Pas besoin des effets spéciaux, de scènes dénudées... Et deux vraiment comédiens.
Coup de maître. Je me suis laissé entraîné dans cette intrigue captivante où « voir ce que l’on croit » a remplacé « croire ce que l’on voit », disposition d’esprit fréquente chez les adeptes du « y a qu’à ... », « faut qu’on... » « y suffit de..), avec, comme résultats, des flops + ou – destructeurs ; ici, en termes de métier « une bavure ». Comme dans « à bout de souffle », les symptômes du specteurs : pouls accéléré, respiration saccadée, puis ... gêne finale. Donc : un polard subtil, qui, mine de rien, mérite une réflexion élargie.
Si on est à peu près forcément d'accord avec vous sur le fond, un peu moins de spoil aurait été sympathique, pour les rares qui ne l'auraient pas déjà vu...
Face à face fascinant entre un Ventura minéral et buté face à un Serrault manipulateur et ambigu. Les dialogues d'Audiard sur la mise en scène de Miller en font l'un des meilleurs films de ces 50 dernières années.
Vidéo Garde à vue
Antoine Gallien
Jérôme Martinaud
Chantal Martinaud
Marcel Belmont








































