C dans l'air : dermatose nodulaire bovine. Les invités du lundi 15 décembre 2025
La dermatose nodulaire bovine continue de gagner du terrain en France, ravivant la colère des agriculteurs et provoquant une vague de mobilisations sur tout le territoire. Abattages contestés, stratégie sanitaire critiquée et inquiétudes face à la grippe aviaire : C dans l’air décrypte une crise agricole et sanitaire majeure, tandis que C dans l’air – L’invité s’intéresse aux négociations de paix en Ukraine et au rôle que l’Europe peut encore jouer sur la scène internationale.

C dans l’air du 15 décembre 2025 - Dermatose nodulaire : la crise sanitaire embrase le monde agricole
La dermatose nodulaire bovine poursuit sa progression en France et provoque une montée de tension chez les agriculteurs. Ce lundi 15 décembre, plusieurs actions de blocage ont lieu dans le sud du pays pour protester contre la gestion sanitaire de l’épidémie, notamment après l’abattage de plus de 200 bovins en Ariège la semaine passée.
Routes barrées, convois ralentis et mobilisations locales traduisent l’exaspération d’une partie de la profession. En toile de fond, la visite attendue de la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, à Toulouse cet après-midi. Elle doit y évoquer la crise et lancer symboliquement une vaste campagne de vaccination visant un million de bovins sur l’ensemble du territoire.
Interrogée ce matin sur France 2, la ministre a reconnu l’inquiétude des éleveurs tout en se voulant rassurante : selon elle, la situation reste maîtrisée. Elle a également indiqué que le débat sur une éventuelle suspension des abattages était désormais ouvert, promettant une concertation attentive avec les représentants de la profession.
Une maladie qui gagne du terrain
Apparue durant l’été en Savoie, la dermatose nodulaire a depuis été identifiée dans plusieurs départements : Haute-Garonne, Ain, Jura, Pyrénées, Ariège, et désormais l’Aude, où un premier cas a été confirmé ce lundi. Cette propagation rapide alimente les divisions au sein du monde agricole.
Si la FNSEA appelle à la retenue et soutient la stratégie gouvernementale, de nombreux éleveurs dénoncent l’abattage systématique des troupeaux contaminés. Ils jugent également la campagne de vaccination tardive et pointent un manque d’anticipation des pouvoirs publics, réclamant un encadrement plus strict des déplacements d’animaux.
La réponse du gouvernement
De son côté, Annie Genevard assume une stratégie fondée sur les recommandations scientifiques et vétérinaires, ainsi que sur les retours d’expérience à l’étranger. Elle rappelle les trois axes de la politique sanitaire actuelle : l’abattage des animaux infectés, la vaccination et la limitation des mouvements. Selon la ministre, cette approche a déjà fait ses preuves en France comme dans d’autres pays européens.
Face à la multiplication des blocages depuis la fin de la semaine dernière, les syndicats agricoles préviennent que la mobilisation pourrait se poursuivre. La dermatose nodulaire n’est en effet qu’un élément parmi d’autres d’un malaise plus large, nourri par la baisse annoncée du budget de la PAC, le projet d’accord commercial entre l’UE et le Mercosur, ou encore le retour inquiétant de la grippe aviaire.
Grippe aviaire : une vigilance accrue
Le virus H5N1 connaît actuellement une circulation particulièrement intense. La France figure parmi les pays les plus touchés, dans un contexte de recrudescence des foyers et de diffusion rapide en Europe du Nord. Si aucun cas humain n’a encore été recensé sur le territoire national, plus de 1 000 infections humaines ont été signalées dans le monde depuis 2003. En 2025, plusieurs cas ont notamment été confirmés au Cambodge et deux décès récents ont été rapportés aux États-Unis.
Cette dynamique alimente les craintes des autorités sanitaires, qui redoutent une possible mutation du virus et surveillent de près le risque de transmission à l’humain.
Les questions posées dans l’émission
- Qu’est-ce que la dermatose nodulaire bovine ?
- Pourquoi la gestion de l’épidémie suscite-t-elle une telle colère chez les éleveurs ?
- En quoi la grippe aviaire représente-t-elle une menace accrue cette année ?
Les experts invités :
- Frédéric Denhez, journaliste spécialiste des questions environnementales (Marianne)
- Nicolas Berrod, chef adjoint du service Santé-Sciences (Le Parisien – Aujourd’hui en France)
- Olivia Detroyat, journaliste économique (Le Figaro)
- Gaëlle Macke, directrice déléguée de la rédaction (Challenges)
⬛Dermatose : l’épidémie se propage, la colère des agriculteurs s’étend…
Nous en parlerons dans #cdanslair : https://t.co/1LjLGSxz9X@Caroline_Roux vous donne rendez-vous à 17.40 avec @DenhezFred @nicolasberrod @Oliviader et Gaëlle Macke.
À tout à l'heure sur France 5 !… pic.twitter.com/sbOwaYKIPC
— C dans l'air (@Cdanslair) December 15, 2025
C dans l’air l’invité du 15 décembre 2025 - Ukraine : l’Europe peut-elle peser dans les négociations de paix ?
Alors que de nouveaux pourparlers se tiennent à Berlin, la perspective d’un accord pour mettre fin à la guerre en Ukraine refait surface. Le président Volodymyr Zelensky, arrivé hier en Allemagne, semble afficher une volonté d’ouverture et de compromis, à l’occasion de discussions avec le chancelier Friedrich Merz et des émissaires américains, Steve Witkoff et Jared Kushner.
Dans un geste fort destiné à débloquer les négociations, le chef de l’État ukrainien s’est dit prêt à renoncer à l’adhésion de son pays à l’Otan, en échange de garanties de sécurité bilatérales apportées par les États-Unis, plusieurs pays de l’Union européenne et d’autres alliés. Une position pragmatique, alors que Kiev reconnaît depuis longtemps la forte opposition de Moscou à toute extension de l’Alliance atlantique.
Le Kremlin a d’ailleurs rappelé ce lundi que la non-adhésion de l’Ukraine à l’Otan constituait un point central des discussions. Washington, pour sa part, n’a pas encore officiellement réagi aux amendements proposés par l’Ukraine et ses partenaires européens au plan de paix américain.
Une Europe en quête d’influence
Dans ce contexte diplomatique complexe, les Européens tentent de faire entendre leur voix. Après Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz s’affirme à son tour comme un acteur central. Lors d’un discours remarqué en Bavière, il a établi un parallèle entre l’agression russe en Ukraine et l’annexion des Sudètes par l’Allemagne nazie en 1938, soulignant la gravité historique du conflit.
Invité de l’émission :
Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l’Europe, analyse les enjeux de ces négociations, le rôle que l’Union européenne peut jouer dans la recherche d’une paix durable, ainsi que l’état des relations transatlantiques, alors que Washington a récemment mis en garde l’UE contre un risque d’« effacement civilisationnel ».
⬛@benjaminhaddad, ministre délégué chargé de l'Europe, est l'invité de @Caroline_Roux dans #cdanslair.
Rendez-vous à 17.25 sur France 5 !#Europe #Ukraine pic.twitter.com/j76j6gwOf2
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par TV-Programme.com
"L'équipe rédactionnelle de TV-Programme.com"
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