C dans l'air : Groenland, l'ultimatum de Trump. Les invités du mardi 6 janvier 2026.

Publié le mardi 6 janvier 2026 à 16h39
Alors que Paris tente de ressouder l’unité occidentale autour de l’Ukraine, une nouvelle ligne de fracture inquiète l’Europe. Donald Trump multiplie les déclarations offensives sur le Groenland, évoquant un calendrier et assumant des menaces inédites contre un allié de l’OTAN. Entre pression diplomatique, ambitions stratégiques et guerre idéologique, le spectre d’un basculement géopolitique majeur se précise.
C dans l'air : Groenland, l'ultimatum de Trump. Les invités du mardi 6 janvier 2026.

C dans l’air du 6 janvier 2026 : Groenland, l’ultimatum de Donald Trump


Ce mardi, Emmanuel Macron a accueilli à l’Élysée le président ukrainien Volodymyr Zelensky, ainsi que deux émissaires américains de premier plan, Steve Witkoff et Jared Kushner. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un nouveau sommet de la « Coalition des volontaires » pour l’Ukraine, qui rassemble 35 pays autour d’un objectif central : afficher une convergence stratégique entre Européens et Américains sur les garanties de sécurité accordées à Kiev.

Un sommet présenté comme un test de l’unité occidentale


Du côté de la présidence française, cette réunion est décrite comme l’aboutissement de longs mois de tractations diplomatiques. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, Paris et ses partenaires européens cherchent à prévenir un possible désengagement américain en Ukraine, redouté dès les premières semaines du nouveau mandat.

Mais au-delà du dossier ukrainien, une autre inquiétude grandit au sein des chancelleries européennes : la montée des tensions autour du Groenland, territoire autonome rattaché au Danemark, devenu une cible stratégique assumée de Washington.

Le Groenland au cœur des ambitions américaines

Des déclarations de plus en plus explicites


À bord de l’avion le ramenant de Mar-a-Lago à Washington, Donald Trump a réaffirmé dimanche que les États-Unis avaient « besoin du Groenland » pour leur sécurité nationale. Plus troublant encore, le président américain a évoqué un calendrier précis, déclarant vouloir « s’occuper du Groenland dans environ deux mois », avant d’ajouter : « Parlons-en dans vingt jours ».

Ce qui pouvait être perçu, il y a encore un an, comme une provocation verbale ou une boutade diplomatique, est désormais pris très au sérieux par les alliés européens.

L’alerte lancée par le Danemark


La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a publiquement appelé Washington à mettre fin à ses menaces, rappelant que le Danemark est un allié historique des États-Unis. Elle a averti qu’une attaque militaire contre un autre pays membre de l’OTAN remettrait en cause l’ensemble de l’architecture de sécurité construite depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

De son côté, le Premier ministre groenlandais, Jens Frederik Nielsen, a annoncé un durcissement de ton, estimant que la situation actuelle n’était plus acceptable pour son territoire.

Une solidarité européenne affichée face à Washington


La France a rapidement réaffirmé son soutien au Danemark et au Groenland. Pourtant, Donald Trump ne montre aucun signe d’apaisement. Il continue de marteler que le contrôle américain du Groenland serait non seulement indispensable à la sécurité nationale des États-Unis, mais également bénéfique pour l’Union européenne, qui, selon lui, en aurait pleinement conscience.

Une stratégie américaine globale et assumée

Marco Rubio, l’architecte de la ligne dure


Cette offensive s’inscrit dans une stratégie plus large, largement incarnée par Marco Rubio. Cumulant les fonctions de secrétaire d’État et de conseiller à la sécurité nationale, il occupe l’espace médiatique depuis plusieurs jours, tandis que le vice-président J. D. Vance reste étonnamment discret.

Spécialiste de l’Amérique latine et hispanophone, Marco Rubio est considéré comme l’un des principaux artisans de l’opération américaine menée ce week-end au Venezuela, une manœuvre qu’il juge essentielle pour affaiblir durablement le régime cubain.

L’Europe, nouveau champ de bataille idéologique


Mais l’Amérique latine n’est pas le seul terrain d’intervention de l’administration Trump. L’Europe est désormais clairement désignée comme un espace de confrontation idéologique. Washington assume de plus en plus ouvertement des formes d’ingérence électorale, avec le soutien de grandes entreprises technologiques, au profit des forces d’extrême droite sur le continent.

Les questions au cœur du débat


Qu’est réellement la « Coalition des volontaires » réunie à Paris ? Pourquoi le Groenland est-il devenu un enjeu stratégique majeur pour les États-Unis ? Quelles conséquences une escalade pourrait-elle avoir pour l’Europe et pour l’OTAN ? Et jusqu’où Donald Trump est-il prêt à aller dans l’application de ce que certains qualifient déjà de doctrine « Donroe » ?

Les experts invités dans C dans l’air


Pour analyser ces tensions internationales, l’émission s’appuie sur le regard croisé de plusieurs spécialistes :

Anthony Bellanger, éditorialiste à France Info TV et spécialiste des relations internationales ; Isabelle Lasserre, journaliste au Figaro et autrice de Les fantômes de Munich ; Christine Ockrent, journaliste et experte en affaires étrangères à France Culture, autrice de Trump de A à Z ; et Pierre Haroche, maître de conférences en politique européenne et internationale à l’Université Catholique de Lille, auteur de Dans la forge du monde.
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