C dans l'air : le grand retour des impôts. Les invités du 28 octobre 2025 sur France 5.
Entre bras de fer budgétaire à l’Assemblée et bataille judiciaire contre la désinformation, l’actualité du 28 octobre 2025 reflète une France sous tension. Dans C dans l’air, le débat s’enflamme autour du retour de la surtaxe sur les grandes entreprises et des fractures au sein du bloc central. Dans C dans l’air, l’invité, focus sur le procès des auteurs de la rumeur transphobe visant Brigitte Macron, symbole d’une lutte plus large contre la manipulation en ligne et le cyberharcèlement.

C dans l’air – 28 octobre 2025 à 17h40 sur France 5
Budget 2026 : le grand retour des impôts ?
Six milliards d’euros : c’est désormais le rendement attendu de la surtaxe exceptionnelle sur les grandes entreprises, après un vote surprise à l’Assemblée nationale. Initialement fixée à quatre milliards dans le projet de loi de finances pour 2026, la mesure a été alourdie par un amendement adopté à une courte majorité (196 voix contre 149).
Ce vote inattendu a mis en lumière les fractures du bloc central : Renaissance et Les Républicains s’y sont opposés, tandis que le MoDem a choisi de voter avec la gauche – LFI, PS, écologistes et communistes. L’extrême droite et la droite dénoncent quant à elles une nouvelle « folie fiscale ».
Un Parlement sous tension
Depuis l’ouverture des débats budgétaires, les échanges s’enveniment au Palais Bourbon. Les socialistes, indispensables à la majorité pour faire adopter le texte, utilisent leur position pour pousser leurs revendications, notamment une « taxe Zucman allégée », inspirée de la proposition de l’économiste Gabriel Zucman sur la taxation mondiale des ultra-riches.
L’exécutif refuse pour l’instant d’aller dans cette direction, au grand dam du reste de la gauche, qui y voit une trahison de l’esprit du Nouveau Front Populaire. Le Rassemblement national, lui, s’oppose fermement à toute forme de taxe Zucman, quelle qu’en soit la version.
Les services publics au cœur du débat
Au-delà des chiffres, le débat sur les impôts interroge la capacité de l’État à maintenir des services publics de qualité. En Vendée, C dans l’air a suivi un bus médicalisé sillonnant plusieurs villages pour pallier le manque de médecins. Une illustration concrète du sentiment d’abandon de nombreux habitants ruraux, qui s’estiment délaissés malgré leurs contributions fiscales.
Regard vers la Norvège
À l’étranger, la Norvège vient d’instaurer un impôt de 1,1 % sur les patrimoines supérieurs à 1,7 million d’euros. Ce pays, pourtant l’un des plus prospères au monde, reste l’un des rares en Europe à maintenir un impôt sur la fortune. Mais cette mesure a déjà provoqué la fuite de quelque 300 multimillionnaires — un scénario que redoutent certains en France si la « taxe Zucman » venait à voir le jour.
Les questions du jour
- La surtaxe sur les grandes entreprises est-elle équitable ?
- Comment réduire les inégalités d’accès aux services publics ?
- Une taxe sur les grandes fortunes provoquerait-elle une fuite des capitaux ?
Invités :
- François ECALLE – Président de l’association Fipeco, ancien rapporteur général du rapport sur les finances publiques
- Emmanuel DUTEIL – Directeur de la rédaction de L’Usine Nouvelle
- Myriam ENCAOUA – Journaliste et présentatrice de Tout est politique sur franceinfo
- Jérôme FOURQUET – Directeur du département opinion et stratégies d’entreprise à l’Ifop
⬛#Budget : le retour des #impôts !
C'est le sujet du jour de #cdanslair : https://t.co/1LjLGSy6Zv@Caroline_Roux vous donne rendez-vous à 17.40 avec@ecallefipeco, @EmmanuelDuteil, @Myriamencaoua et Jérôme Fourquet.
Posez-nous vos questions !#Lecornu #PS #TaxeZucman #Norvège pic.twitter.com/nuTAIBphP6
— C dans l'air (@Cdanslair) October 28, 2025
C dans l’air, l’invité – 28 octobre 2025
Désinformation et justice : l’affaire de la rumeur Brigitte Macron
Dans cette édition spéciale, C dans l’air, l’invité reçoit Laetitia Chérel, journaliste à la cellule investigation de Radio France, auteure d’une enquête approfondie sur la fausse information affirmant que Brigitte Macron serait une femme transgenre.
Le procès du cyberharcèlement
Au tribunal correctionnel de Paris, plusieurs prévenus sont actuellement jugés pour avoir diffusé ou relayé cette rumeur, présentée par certains comme une « plaisanterie » ou une tentative « d’information ». Absente à l’audience, Brigitte Macron a expliqué aux enquêteurs que ces rumeurs avaient eu un « impact profond » sur sa famille. Sa fille, Tiphaine Auzière, a témoigné, évoquant la souffrance de ses enfants confrontés à des moqueries sur leur grand-mère.
Une rumeur devenue mondiale
Née dès 2017, la fausse information a pris une ampleur internationale. Aux États-Unis, la podcasteuse d’extrême droite Candace Owens a contribué à la propager via une série de vidéos intitulée “Becoming Brigitte”. Le couple présidentiel français a d’ailleurs engagé des poursuites judiciaires contre elle cet été.
Un combat contre la désinformation
Cette riposte judiciaire marque une étape importante dans la lutte contre la désinformation et le cyberharcèlement. Devant une salle d’audience comble, les profils des accusés — médium, courtier, professeur de sport, informaticien — rappellent la diversité des relais de la rumeur. Le procès interroge la responsabilité individuelle et collective dans la diffusion d’infox à grande échelle.
⬛ @CherelLaeti, journaliste à la cellule investigation de Radio France, auteure d’une #enquête sur la #FakeNews « #BrigitteMacron femme #transgenre », sera l’invitée de @Caroline_Roux dans #cdanslair.
Rendez-vous à 17.25 sur France 5 !#Complotisme #Justice #PremièreDame pic.twitter.com/6yznQII1a4
— C dans l'air (@Cdanslair) October 28, 2025

par TV-Programme.com
"L'équipe rédactionnelle de TV-Programme.com"
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