La Bonne étoile : le nouveau film de Pascal Elbé sur fond de Seconde Guerre mondiale à découvrir au cinéma
Avec La Bonne étoile, Pascal Elbé revient derrière la caméra et ose une comédie historique audacieuse, portée par Benoît Poelvoorde, Audrey Lamy et Zabou Breitman. À travers l’histoire d’un homme qui se fait passer pour juif pendant la Seconde Guerre mondiale, le réalisateur mêle humour, émotion et réflexion pour déconstruire les préjugés et redonner à l’Histoire une portée humaine et universelle.

La Bonne étoile : Pascal Elbé signe une comédie historique entre rire et mémoire
Quatre ans après On est fait pour s’entendre, Pascal Elbé retrouve la réalisation avec La Bonne étoile, une comédie historique audacieuse où l’humour sert à questionner les préjugés. Entouré de Benoît Poelvoorde, Audrey Lamy et Zabou Breitman, le cinéaste propose une œuvre à la fois drôle, tendre et profondément humaine.
Une histoire entre absurdité et humanité
Le film se déroule en France, sous l’Occupation. Jean Chevalin (interprété par Benoît Poelvoorde) vit avec sa famille dans une grande précarité après avoir déserté l’armée. Pour échapper à la misère, il imagine un stratagème insensé : se faire passer pour juif afin de profiter des filières d’évasion vers la zone libre. Mais cette supercherie va se transformer en une aventure initiatique, où ses certitudes et ses préjugés voleront en éclats.
Pascal Elbé : « Rire pour mieux réfléchir »
Pascal Elbé a choisi d’aborder un sujet grave à travers le prisme de la comédie. Il confie dans le dossier de presse :
« Je voulais parler d’un thème lourd sans tomber dans le moralisme. Un jour, dans un café, j’ai entendu des propos bourrés de clichés sur une famille juive. J’ai eu envie de prendre ces stéréotypes au pied de la lettre et de les démonter, en passant par l’humour. »
Cette idée a pris forme après la lecture du roman Le Nazi et le Barbier d’Edgar Hilsenrath, qui raconte l’histoire d’un homme se faisant passer pour juif après la guerre. Ce mélange d’ironie, de tragédie et d’absurde a inspiré Elbé à explorer cette frontière entre rire et horreur.
La Bonne étoilé bande-annonce
Un conte plus qu’un film historique
À l’instar de La Vie est belle de Roberto Benigni ou Train de vie de Radu Mihaileanu, La Bonne étoile s’apparente à un conte. Le réalisateur revendique une liberté totale vis-à-vis de la chronologie historique :
« Je ne voulais pas être prisonnier de la vérité littérale. Grâce au conte, je pouvais jouer sur l’émotion, la symbolique et le destin. »
Ainsi, le film s’autorise des anachronismes, mais conserve la justesse morale du contexte. Car si le ton est léger, la cruauté de la guerre et la réalité des rafles ne sont jamais édulcorées.
Entre émotion, rire et réflexion
La mise en scène privilégie une lumière colorée et moderne, rompant avec les teintes sombres des films de guerre traditionnels. Ce choix esthétique renforce la dimension humaine et optimiste du récit.
La Bonne étoile questionne l’opportunisme, la peur et la capacité de l’homme à changer. En plaçant l’humour au cœur d’un drame historique, Pascal Elbé signe une œuvre à la fois accessible et profonde, qui fait autant sourire que réfléchir.
Un film à partager
Avec son ton décalé et sa portée universelle, La Bonne étoile s’adresse à un large public, dès 10 ans. Une comédie sensible et intelligente, qui invite à regarder l’Histoire autrement — avec le rire comme éclairage et l’humanité comme fil conducteur.

par TV-Programme.com
"L'équipe rédactionnelle de TV-Programme.com"
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