Cette initiative, ouverte aux professionnels du secteur ainsi qu’au grand public, vise à dessiner les contours de la télévision de demain. En effet, les fréquences de la TNT sont garanties par la loi uniquement jusqu’en 2030, soulevant ainsi des interrogations quant à leur avenir.
Comme prévu, la télévision numérique terrestre (TNT) n’est pas destinée à perdurer indéfiniment. La loi du 30 septembre 1986 stipule que l’accès aux fréquences TNT est assuré jusqu’à la fin de la décennie actuelle. Au-delà de cette échéance, le gouvernement devra présenter au Parlement un rapport évaluant l’opportunité de prolonger cette garantie. Cette question se pose alors que les fréquences TNT suscitent un intérêt croissant, notamment de la part des acteurs des télécommunications mobiles.
Dans ce contexte, l’Arcom, qui régule l’attribution des autorisations d’émission sur la TNT, a adopté un calendrier distinct. Elle a récemment renouvelé certaines autorisations jusqu’en 2033 et attribué de nouvelles fréquences valables jusqu’en 2035. Ce décalage avec l’échéance légale de 2030 soulève des incertitudes quant à la continuité du service.
Trois scénarios envisagés
Pour anticiper ces évolutions, la Direction générale des médias et des industries culturelles (DGMIC) propose trois options dans le cadre de la consultation :- Le maintien du modèle actuel, avec le risque d’un désintérêt progressif pour la TNT.
- Un modèle hybride, combinant diffusion hertzienne et services numériques enrichis via internet.
- Une transition complète vers une diffusion exclusivement numérique, impliquant l’arrêt total de la TNT.
Si l’abandon de la TNT permettrait des économies pour les diffuseurs et libérerait des fréquences pour d’autres usages, cette transformation soulève plusieurs défis : surcharge des réseaux, impact énergétique, fiabilité en cas de crise et maintien de la visibilité des chaînes françaises face à la concurrence mondiale.
Un tel bouleversement impliquerait une refonte en profondeur du cadre de régulation de l’audiovisuel. La consultation publique est ouverte jusqu’au 21 mars 2025, permettant à chacun d’exprimer son avis sur ces scénarios.
D’autres pays européens mènent des réflexions similaires. Le Royaume-Uni et les Pays-Bas étudient diverses alternatives, tandis que la Suisse a déjà mis fin à la diffusion TNT sur la majorité de son territoire dès 2019. L’avenir de la télévision hertzienne en France s’annonce donc incertain, avec des conséquences majeures pour l’ensemble du paysage audiovisuel.
D'ici là vous pouvez toujours consulter sur cette page le programme tnt avec la mise à jour prochaine de la numérotation TNT.
















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