Jeune homme fantasque et idéaliste, Colin coule des jours heureux et oisifs dans son magnifique appartement parisien, entouré de Nicolas, son cuisinier, avocat et maître à penser, et de son ami Chick, un inconditionnel du philosophe Jean-Sol Partre. Grâce à ses confortables moyens, Colin n'a pas besoin de travailler. Il ne lui manque que l'amour, qu'il rencontre lors d'une soirée en la personne de Chloé, une jeune femme gracile et douce. Les deux jeunes gens se marient et goûtent au bonheur, jusqu'à ce que Chloé tombe malade. Un nénuphar grandit dans son poumon droit. Pour Colin et Chloé, mais aussi pour leurs proches, le monde s'écroule peu à peu...
Notre critique
Michel Gondry apporte sa patte singulière et sa créativité débridée à l'oeuvre de Boris Vian, pleine de poésie et de fantaisie.
Si cette tonitruante loufoquerie avait pu paraître spontanée, je me serais cru en visite dans le cerveau égaré d’un joyeux déréglé mental. Mais, elle est trop nettement construite, avec trop d’insistance et de répétitions de ses trucages. D'amusante aux lumineux débuts, elle devient rébarbative puis indécente, dès que le drame débute et qu’il s’accentue jusqu’à la mort. Des spectateurs y ont vu des messages critiques de la société. Pour moi, elle exprime surtout la vanité d’un surdoué anarchique, estimant simplicité indigne de lui.






































