
Trafic de stupéfiants : ces médicaments détournés en drogue
Divertissement Journal 30/05/2024 à 20h14 4min 155 vuesDepuis près d'un an, une fois par semaine, une mère de famille de 39 ans est hospitalisée pour son addiction à la prégabaline. Environ 28 gélules par jour, soit près de trois fois la dose recommandée, pour apaiser les douleurs de sa maladie musculaire, les ordonnances ne suffisent plus, vient alors l'état de manque.
Les symptômes, le docteur Michael Bazin, médecin addictologue, les connaît bien. Chaque mois, un nouveau patient est admis pour un sevrage à ce médicament particulièrement risqué. Rien que l'année dernière, en 2023, la prégabaline, mieux connue sous le nom de Lyrica et utilisée pour traiter l'épilepsie, l'anxiété ou encore les douleurs, est responsable de 400 passages aux urgences. La raison, c'est que ce médicament est détourné à des fins euphorisantes et vendu à l'unité à la sauvette, comme c'est le cas dans le quatorzième arrondissement de Marseille.
En caméra discrète, nous nous faisons passer pour des clients intéressés. Deux euros pour une gélule de Lyrica, aux yeux de tous, un vendeur prend même nos coordonnées pour nous fidéliser. Ils sont ce jour-là une dizaine à vendre stupéfiants, cigarettes et médicaments. Plus de détails dans la vidéo en tête de cet article
TF1 | Reportage E. Binet, P. Fontalba

























