
C dans l'air
Info Magazine d'information 27/06/2025 à 15h19 1h06min 13 vuesLe Premier ministre a choisi le lendemain de la Fête nationale pour
dévoiler son plan pluriannuel de redressement des finances publiques et
tracer les grandes lignes du budget 2026. Invité hier sur BFM, François
Bayrou a assuré vouloir tenir les engagements
de réduction du déficit "en abandonnant des crédits en cours d’année"
et "en fermant les robinets quand il le faut". Une première étape qui
demandera, selon ses mots, "un effort considérable" alors que la Cour
des comptes a une nouvelle fois mis en garde,
mercredi, contre la dégradation des finances publiques.
Après des années 2023 et 2024 "noires", marquées par d’importants
dérapages budgétaires, l’institution des Sages de la rue Cambon estime
désormais, dans un rapport, à près de 105 milliards d’euros les efforts
d’ajustement budgétaire nécessaires pour ramener
le déficit public sous le seuil de 3 % du produit intérieur brut (PIB)
en 2029, comme l’ambitionne le gouvernement.
Mais comment y parvenir ? Plusieurs pistes sont évoquées : année
blanche, baisse des remboursements de médicaments, contrôle accru des
affections de longue durée, jour de carence pour les arrêts maladie,
coupes dans les niches fiscales, plafonnement des avantages
pour l’emploi à domicile ou encore réduction des déductions pour les
dons aux associations. Des mesures à l’étude, mais qui ne suffiront
probablement pas.
Pour 2026, l’exécutif vise 40 milliards d’euros d’économies. François
Bayrou ne devrait en annoncer que la moitié, voire les deux tiers, dans
une dizaine de jours, et pour les 10 -20 milliards restant laisser vivre
le débat cet été et au Parlement à la rentrée.
Un débat qui s’annonce électrique. Les tensions montent déjà dans les
services publics, notamment dans les hôpitaux en pleine période de
canicule. Et les divisions au sein même de la majorité se font de plus
en plus visibles. Ce vendredi, malgré un double rappel
à l’ordre la veille d’Emmanuel Macron et de François Bayrou, la
ministre de l’Écologie, Agnès Pannier-Runacher, a de nouveau vertement
critiqué le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau. Elle a jugé sa
position sur les énergies renouvelables "absurde et
dangereuse", l’accusant même de vouloir "faire des chèques à l’Algérie
pour importer du gaz" et de "courir derrière le Rassemblement national".
"C’est de la petite politique", a-t-elle lancé.Les experts :- Christophe Barbier, éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur- Alix Bouilhaguet, éditorialiste politique - Franceinfo TV- Laure Salvaing, directrice générale de l’Institut de sondage Verian- Mathieu Plane, ATHIEU PLANE - Économiste, directeur adjoint du Département Analyse et Prévision – OFCE





























