
C dans l'air
Info Magazine d'information 27/06/2025 à 15h18 1h08min 30 vuesAlors que Donald Trump reste, depuis des semaines, ambivalent sur
l’avenir de l’aide militaire à l’Ukraine, la Maison-Blanche a annoncé
mardi avoir suspendu la livraison de certaines armes à Kiev. Une
décision motivée, selon plusieurs médias
américains, par les inquiétudes du Pentagone concernant le niveau des
stocks de munitions de l’armée américaine.Parmi les équipements concernés figurent les systèmes de défense
aérienne Patriot, l’artillerie de précision et les missiles Hellfire.
Cette décision intervient alors que la Russie intensifie ses frappes.
Rien que le week-end dernier, plus de 530 drones et
missiles se sont abattus sur le territoire ukrainien. La défense
antiaérienne en a intercepté la moitié. Les autres ont visé plusieurs
villes, dont Kiev.L’Ukraine a déclaré mercredi ne pas avoir reçu de notification
officielle de la part des États-Unis. "Nous sommes en train de clarifier
la situation", a précisé Dmytro Lytvyne, conseiller de Volodymyr
Zelensky. Il a assuré que les discussions avec Washington
se poursuivent "à tous les niveaux".Le Kremlin, lui, a salué cette annonce. "Moins il y a d’armes livrées à
l’Ukraine, plus proche est la fin de l’opération militaire spéciale", a
déclaré Dmitri Peskov, porte-parole de Vladimir Poutine.Sur un autre front, Donald Trump a affirmé mardi sur son réseau social
que l’État d’Israël a accepté un cessez-le-feu de 60 jours dans la bande
de Gaza. Il espère "travailler avec toutes les parties pour mettre fin à
la guerre" et met la pression sur le Hamas
pour qu’il accepte cet accord, déclarant : "La situation ne
s’améliorera pas — ELLE NE FERA QU’EMPIRER". Cette déclaration intervient alors que le ministre israélien des
Affaires stratégiques, Ron Dermer, était en visite à Washington, en
amont de la venue du Premier ministre Benyamin Netanyahou prévue lundi.
Trump a aussi mentionné une rencontre bilatérale imminente
avec l’Iran, sans en dévoiler les détails. Pendant ce temps, les
interrogations persistent sur l’impact réel des récentes frappes
américaines contre les installations nucléaires iraniennes.Selon le Washington Post, des échanges interceptés entre
responsables iraniens laisseraient entendre que les dommages sont
limités. De son côté, Donald Trump affirme que le programme nucléaire
iranien a été "complètement anéanti". Les responsables américains
se veulent plus prudents : l’évaluation complète des dégâts prendra du
temps. D’autant plus que Téhéran a suspendu toute coopération avec
l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui n’a désormais
plus accès aux sites nucléaires du pays. Selon
l’agence onusienne, l’Iran pourrait relancer son programme
d’enrichissement d’uranium d’ici à "quelques mois".En parallèle, Donald Trump s’est livré à une nouvelle attaque verbale
contre Elon Musk, n’excluant pas d’expulser du pays le patron de Tesla,
naturalisé américain en 2002, et le renvoyer vers son pays d’origine :
l’Afrique du Sud. Il a aussi évoqué la possibilité
que la Commission pour l’efficacité gouvernementale (DOGE) – créée par
et pour Elon Musk afin de réduire les dépenses fédérales – puisse se
retourner contre son ex-directeur et remettre en question les fonds
publics investis dans ses entreprises, notamment
dans le domaine spatial.
Les experts :- Anthony BELLANGER - éditorialiste à France Info TV, spécialiste des questions internationales- Nicole BACHARAN - historienne, spécialiste des Etats-Unis et également éditorialiste chez
Ouest France- Isabelle LASSERRE - correspondante diplomatique pour Le Figaro- Général Jean-Paul PALOMÉROS - ancien chef d'état-major et ancien commandant suprême de la transformation de l'OTAN





























