
C dans l'air
Info Magazine d'information 05/01/2026 à 17h08 1h04min 30 vuesC’est une opération spectaculaire, préparée depuis
de long mois par Washington, qui sidère le monde. Nicolás Maduro a été
capturé à Caracas lors d’une opération militaire américaine d’envergure,
menée dans la nuit de vendredi à samedi.
Le président vénézuélien a ensuite été transféré à New York, où il est
incarcéré dans l’attente de son jugement pour des faits qualifiés de «
narcoterrorisme ». Il doit comparaître pour la première fois devant un
juge ce lundi 5 janvier, à partir de midi,
heure locale (18 h, heure de Paris). Le Conseil de sécurité de l'ONU se
réunit dans la journée pour débattre de la légalité de la capture du
président déchu par les États-Unis. Le secrétaire général de l'ONU,
Antonio Guterres, estimait samedi que l'opération
américaine créait "un dangereux précédent".Au Venezuela, la Cour suprême a ordonné à la vice-présidente Delcy
Rodríguez d’assurer l’intérim. L’armée lui a apporté son soutien, mais
la situation reste extrêmement tendue. Donald Trump a directement menacé
Delcy Rodríguez de subir le même sort que Nicolás
Maduro si elle ne faisait pas, « ce qu’il faut ». Dimanche, le
président américain a affirmé : « Nous sommes aux commandes ».Mais le Venezuela n’est pas le seul pays dans le viseur de la
Maison-Blanche. Donald Trump a multiplié les déclarations offensives. Il
estime que Cuba est « prêt à tomber », faute de pétrole vénézuélien. Il
a aussi visé la Colombie, qualifiée de « pays malade
dirigé par un homme dangereux », et menacé l’Iran de frappes « très
dures ».Surtout, Donald Trump a relancé un dossier explosif : le Groenland. «
Nous avons besoin du Groenland. C’est une question de sécurité nationale
», a-t-il martelé à bord d’Air Force One. Selon lui, le Groenland
serait désormais encerclé par des navires russes
et chinois, et le Danemark serait incapable d’en assurer la sécurité.
Le président américain évoque même un calendrier : « Nous nous
occuperons du Groenland dans environ deux mois… Parlons du Groenland
dans vingt jours ».Ces déclarations font suite à un message publié samedi soir sur le
réseau X par Katie Miller, ancienne conseillère de Donald Trump et
épouse de Stephen Miller. On y voit une carte du Groenland recouverte du
drapeau américain, accompagnée d’un seul mot : « SOON
», « bientôt ».Les réactions n’ont pas tardé. « Ça suffit maintenant », a répondu le
Premier ministre groenlandais sur Facebook. Il dénonce pressions,
sous-entendus et fantasmes d’annexion, tout en se disant ouvert au
dialogue, à condition qu’il respecte le droit international.
Même fermeté du côté de Copenhague. La Première ministre danoise, Mette
Frederiksen, juge « absurde » l’idée d’un contrôle américain du
Groenland et appelle Washington à cesser ses menaces contre un allié
historique.Alors, que faut-il comprendre de cette séquence diplomatique et
militaire ? Que va-t-il se passer maintenant ? Jusqu'où ira Donald Trump
? Enfin que sait-on de l’opération américaine au Venezuela ? Et qui est
Nicolás Maduro, l’homme au cœur de cette crise internationale
?
Nos experts :- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste -
Ouest France- Gallagher FENWICK - Journaliste, spécialiste des questions internationales- Général Patrick DUTARTRE - Général de l’armée de l’Air et de l’Espace, ancien pilote de chasse- Philippe GÉLIE - Directeur adjoint de la rédaction – Le Figaro- Alice CAMPAIGNOLLE ( en duplex de Caracas) - Journaliste correspondante au Venezuela – “Radio France”, “France 24”




























