C dans l'air
Info Magazine d'information 16/01/2026 à 13h49 1h04min 11 vuesAprès des semaines de déclarations agressives,
Donald Trump est revenu hier soir sur sa menace de hausse des droits de
douane et dit avoir posé le "cadre d’un futur accord" sur le Groenland
avec l’Otan. "Il reste beaucoup de travail", a affirmé, de son côté, le patron de l’Alliance atlantique,
précisant que la question de la souveraineté du territoire autonome
danois "n’avait pas été abordée" avec le président américain.
Selon The New York Times, de hauts responsables de l’Otan
explorent une piste : celle selon laquelle les États-Unis pourraient
récupérer "la souveraineté sur des terres [groenlandaises] pour y
installer des bases militaires". Mais encore faut-il l’accord
du Danemark et du Groenland, ce qui semble loin d’être acquis. "Nous
pouvons négocier tous les aspects politiques : sécurité,
investissements, économie. Mais nous ne pouvons pas négocier notre
souveraineté. J’ai été informée que cela n’avait pas été le cas", a ainsi déclaré, dans un communiqué, la cheffe du gouvernement
danois.
L’annonce de cet accord, aux contours particulièrement flous, ressemble à
une reculade déguisée pour le président américain. Il y a encore
quelques jours, il n’excluait pas une intervention militaire sur l’île
et menaçait de sanctions commerciales les pays
qui lui tenaient tête. Désormais, il n’est plus question ni de l’un ni
de l’autre. Les droits de douane supplémentaires devaient entrer en
vigueur le 1er février. Donald Trump a annoncé y renoncer peu de temps
après que le Parlement européen a gelé la ratification
de l’accord commercial conclu en juillet dernier entre l’UE et les
États-Unis, et à quelques heures d’un sommet extraordinaire des
Vingt-Sept.
Parallèlement, Donald Trump a lancé son "Conseil de la paix", ce jeudi
à Davos, lors d’une cérémonie de signature. Malgré les déclarations
grandiloquentes du président américain, aucune grande puissance et peu
d’alliés historiques ont décidé de rejoindre,
pour l’instant, cette nouvelle organisation internationale, sous la
houlette des États-Unis. Le président américain a ensuite rencontré le
président ukrainien, Volodymyr Zelensky. L’envoyé spécial américain,
Steve Witkoff, est, lui, attendu dans la journée
à Moscou pour des discussions avec Vladimir Poutine.
Emmanuel Macron, de son côté, a fait savoir sur son compte X que la
Marine française a arraisonné un pétrolier "en provenance de Russie"
en Méditerranée, suspecté d’appartenir à la "flotte fantôme" finançant "la guerre d’agression contre l’Ukraine". "Nous sommes déterminés à faire respecter le droit international et à
garantir l’efficacité des sanctions", a ajouté le président de la
République.
Que s’est-il passé en Méditerranée ? Donald Trump a-t-il reculé sur le
Groenland ? Qu’est-ce que le "Conseil de la paix" lancé par le
président américain ? Quels pays ont accepté ou refusé d’y participer ?Nos experts :- Jean-Dominique Merchet, journaliste – L’Express, auteur de "Sommes-nous prêts pour la guerre ?"- Isabelle Lasserre, correspondante diplomatique - Le Figaro, spécialiste des questions de stratégie et de géopolitique- Joséphine Staron, docteure en philosophie politique, experte en questions européennes et relations internationales, autrice de "Europe la solidarité contre le naufrage" chez Synopia- Richard Werly, éditorialiste international pour le media suisse Blick, auteur de "Cette Amérique qui nous déteste"





























