C dans l'air
Info Magazine d'information 06/01/2026 à 15h54 1h03min 14 vuesEmmanuel
Macron a reçu ce mardi son homologue ukrainien, Volodymyr Zelensky, et
les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, avant un
nouveau sommet de
la « Coalition des volontaires » pour l’Ukraine, réunissant 35 pays.
Objectif : que les Américains et les Européens affichent leur «
convergence » sur les garanties de sécurité.À l’Élysée, ce sommet est présenté comme l’aboutissement d’efforts
diplomatiques engagés il y a près d’un an, après le retour de Donald
Trump à la Maison-Blanche, afin d’éviter un désengagement américain
auprès de l’Ukraine. Mais après l’enlèvement spectaculaire
du président vénézuélien Nicolás Maduro, tous les yeux des Européens
sont également braqués sur le Groenland, territoire autonome du Danemark
dont les réserves minières sont convoitées par Donald Trump.Dans l’avion qui le ramenait de Mar-a-Lago à Washington dimanche, le
président américain a répété que les États-Unis ont « besoin du
Groenland » pour leur sécurité nationale, et a même évoqué un calendrier
: « Nous nous occuperons du Groenland dans environ
deux mois… Parlons du Groenland dans vingt jours. »Cette revendication sur le Groenland, qui pouvait passer il y a un an
pour une plaisanterie un peu lourde, est devenue très inquiétante. Signe
de cette nervosité, la Première ministre danoise a souligné hier qu’il
fallait prendre Trump au sérieux et a exhorté
les États-Unis à « cesser leurs menaces contre un allié historique ».
S’ils « choisissent d’attaquer militairement un autre pays de l’OTAN,
alors tout s’arrête. Y compris notre OTAN, et donc la sécurité mise en
place depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale
», a prévenu Mette Frederiksen.Le Premier ministre du Groenland, Jens Frederik Nielsen, a indiqué qu’il
allait « maintenant durcir le ton, car nous ne sommes pas satisfaits de
la situation dans laquelle nous nous trouvons ». La France a, de son
côté, réaffirmé sa solidarité avec le Danemark
face aux menaces de Donald Trump, qui ne semble pas disposé à reculer
sur le sujet, martelant que « nous avons besoin du Groenland du point de
vue de la sécurité nationale, et l’Union européenne a besoin que nous
l’ayons, et elle le sait ».Mais cette offensive américaine s’inscrit dans un sillage plus large,
porté notamment par Marco Rubio, cumulant les fonctions de secrétaire
d’État américain et de conseiller à la sécurité nationale, présent
depuis quatre jours sur tous les écrans, alors que
le vice-président J. D. Vance est invisible. L’hispanophone est le
grand promoteur de l’attaque américaine de ce week-end au Venezuela,
pièce maîtresse à ses yeux pour faire tomber Cuba.Mais l’Amérique latine n’est pas le seul théâtre des interventions des
États-Unis. L’administration Trump fait désormais de l’Europe un terrain
de guerre idéologique, assumant notamment l’ingérence électorale, avec
l’appui des géants de la tech, au profit de
l’extrême droite.Alors, qu’est-ce que la « Coalition des volontaires », réunie ce mardi à
Paris ? Pourquoi les États-Unis veulent-ils à tout prix le Groenland,
et quelles pourraient être les conséquences pour l’Europe ? Qu’est-ce
que la doctrine « Donroe » ? Jusqu’où ira Donald
Trump ?
Nos experts :- Anthony BELLANGER - Éditorialiste à France Info TV- spécialiste des questions internationales- Isabelle LASSERRE - Journaliste au Figaro, autrice de Les fantômes de Munich- Christine OCKRENT - Journaliste, spécialiste des affaires étrangères – France Culture, autrice de
Trump de A à Z- Pierre HAROCHE - Maître de conférences en politique européenne et internationale - Université Catholique de Lille et auteur de
Dans la forge du monde


























