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C dans l'air

Info Magazine d'information 17/03/2025 à 16h18 1h06min 129 vues

Un coup de fil
très attendu. Le président américain Donald Trump et son homologue
russe Vladimir Poutine doivent échanger au téléphone ce mardi après-midi
pour discuter d’une "normalisation"
des relations entre les deux pays et sans doute sceller le sort de
l’Ukraine. Il s’agit de la deuxième conversation officielle entre les
deux chefs d’Etat, après celle du 12 février qui avait marqué le début
du réchauffement des relations entre les Etats-Unis
et la Russie.Donald Trump qui se targue d’avoir une relation privilégiée avec
Vladimir Poutine va-t-il le convaincre d’accepter un cessez-le-feu de 30
jours ? A quelles conditions ? Le président américain est resté vague
évoquant des "partages de certains avoirs ", dont
des "terres" et des "usines de production d’énergie". De son côté le
Kremlin a émis jusqu’à présent des revendications maximalistes pour
cesser les hostilités, dont la cession par l’Ukraine de cinq régions
annexées par Moscou, l’abandon des ambitions de Kiev
de rejoindre l’Otan, le démantèlement du pouvoir ukrainien en place.
Des conditions rejetées par Kiev qui appelle la Russie à accepter un
cessez-le-feu "sans conditions" et demande des garanties de sécurité de
la part de ses alliés occidentaux pour garantir
une éventuelle trêve. Après trois ans de guerre, l’avenir de l’Ukraine
va-t-il se jouer sur un coup de fil.Sur le front, la Russie accentue la pression et ne donne pas
l’impression de vouloir la paix. C’est ce qu’a déclaré Emmanuel Macron
ce week-end. Le président de la République poursuit dans les médias son
offensive pour convaincre le pays de la réalité de la
menace russe, protéiforme, malgré les critiques sur son alarmisme,
alors qu’en Allemagne le probable futur chancelier s’est exprimé devant
le Parlement avant le vote d’un plan de réarmement. La «guerre contre
l’Europe» menée par la Russie rend nécessaire  ces
investissements géants, notamment militaires, a affirmé Friedrich Merz.
"C’est en effet une guerre contre l’Europe, et pas seulement une guerre
contre l’intégrité territoriale de l’Ukraine", a-t-il ajouté. "La
manipulation et l’interférence des informations
constituent une menace majeure pour la sécurité de l’UE", a alerté de
son côté la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas. "Nous ne
devons pas sous-estimer le pouvoir que tout cela a sur nous, ni les
intentions de leurs auteurs".

Parallèlement à son offensive militaire en Ukraine, la Russie est
accusée par les Occidentaux de mener une guerre hybride à leur encontre.
Au-delà du champ de bataille, la guerre devient alors informationnelle,
cybernétique, économique ou diplomatique. Il s’agit
par exemple de tirer parti des tensions culturelles, sociales ou
politiques qui scindent la société adverse. En première ligne face à la
Russie, l’Estonie a vu se multiplier, ces dernières années, les cas de
guerre électronique et d’ingérence.  Pour le pays,
l’exemple le plus marquant reste celui de 2007. Après avoir annoncé
qu’une statue datant de l’occupation soviétique serait déplacée, le
gouvernement a fait face à une cyberattaque de grande envergure, étalée
sur 22 jours. Les sites d’agences gouvernementales,
de banques, de plusieurs journaux ainsi que celui du Parlement ont été
visés par des attaques qui ont rendu ces sites inaccessibles en les
inondant de requêtes artificielles. Depuis cette date, les attaques
n’ont jamais cessé et le pays d’1,4 million d’habitants
est devenu l’un des leaders mondiaux en matière de cyber défense et de
la lutte contre les fakenews. Frontalier de la Russie, l’Estonie est
désormais l'un des pays de l'OTAN qui investit le plus dans sa défense.
Elle y consacre 3,4 % du PIB depuis l'année
dernière et entend passer à plus de 5 % de son PIB à partir de 2026.
"Avec la Russie, nous avons un délai de trois à cinq ans" a expliqué le
ministre des Affaires étrangères estonien qui appelle à des mesures
concrètes contre le Kremlin.Parallèlement au Proche-Orient, la trêve a pris fin à Gaza. Au moins 410
personnes sont mortes, dont le chef du gouvernement du Hamas, selon le
ministère de la santé sur place, dans des frappes israéliennes menées
cette nuit. Israël accuse le Hamas de refuser
de libérer les otages. "Je peux confirmer que la reprise des combats
intenses s’est faite en totale coordination avec Washington", a affirmé
le porte-parole du gouvernement israélien. Après avoir suspendu les
livraisons de l’aide humanitaire, il y a seize
jours, coupé la dernière ligne électrique qui alimente la principale
usine de dessalement d'eau du territoire il y a une semaine, l’Etat
hébreu frappe de nouveau brutalement l’enclave palestinienne. Le Hamas,
de son côté, a averti que ces bombardements mettaient
en péril le sort des otages et a estimé que Benjamin Netanyahu
utilisait la guerre à des fins politiques. Le Premier ministre israélien
devait comparaître ce mardi dans trois affaires de corruption.
L’audience a été annulée.


Les experts :- Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste -  Ouest France 
- Patrick DUTARTRE - Général de l’armée de l’Air et de l’Espace, ancien pilote de chasse
- Vincent HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux
- Joséphine STARON - Directrice des études et des relations internationales chez Synopia

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